Femmes, résistance et avenir de l’Iran (français)
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À propos de cet audio
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue pour ce qui est en fait notre premier podcast de l'année deux-mille-vingt-six présenté par la commission des femmes du conseil national de la résistance iranienne.
On va se pencher ensemble sur les événements de ce début d'année en Iran. L'année a commencé avec une vague de protestation anti-régime qui s'est étendue, on parle de plus de cent-soixante-dix villes. L'objectif aujourd'hui, c'est vraiment d'analyser ce qui se passe en se concentrant sur le rôle, la participation très active des femmes dans ce mouvement à partir des infos qui nous sont parvenues. Oui et c'est important de le dire tout de suite, ce qu'on observe ce n'est pas juste une continuation de ce qu'on a déjà vu, on est vraiment dans une nouvelle phase.
C'est c'est différent par l'ampleur, l'intensité et on sent une sorte de coordination dans les actions. Ça va des grèves dans les bazars jusqu'aux manifs dans les universités, c'est très large. D'accord, alors parlons de cette ampleur justement. Les chiffres sont assez vertigineux. On parle de manifestations d'affrontements dans au moins cent-soixante-treize villes et près de quatre-cent localités, c'est énorme.
Ça veut dire que ce n'est plus seulement Téhéran ou les grandes villes Non, pas du tout. Ça touche tout le pays. Et ce qui est intéressant, c'est de voir ce qui unifie tous ces mouvements. Ce sont les slogans. On retrouve bien sûr le mort à Camnéi qui est malheureusement devenu un classique, mais il y en a un autre qui est très très significatif.
C'est mort à l'oppresseur, qu'il soit le chat ou le guide. Ah oui, celui-là est, il est puissant parce qu'il ne vise pas que le régime actuel. Il y a une dimension historique. Qu'est-ce que ça nous dit au fond Ça nous dit qu'il y a une rupture, une rupture avec tout le passé. Ce n'est pas une opposition pour revenir à la monarchie.
C'est un rejet en bloc. À la fois de la dictature du chat et de celle des mollahs. En fait ce que ce slogan exprime, c'est la volonté de créer quelque chose de complètement nouveau. Pas de retourner en arrière. Une rupture qui est nourrie aussi par le quotidien des gens j'imagine, l'économie.
Totalement, la colère est alimentée par l'effondrement économique, une inflation galopante, la corruption que tout le monde voit et la preuve que ça touche tout le monde, c'est la participation des commerçants. Quand le grand bazar de Téhéran se met en grève et d'autres bazars aussi, Dess un signal très fort. Oui, le bazar ce n'est pas un milieu traditionnellement contestataire. Exactement. Ça veut dire que le mécontentement a vraiment dépassé les cercles militants habituels.
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