Page de couverture de Maladies tropicales négligées : quelles atteintes de la peau ?

Maladies tropicales négligées : quelles atteintes de la peau ?

Maladies tropicales négligées : quelles atteintes de la peau ?

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Lèpre, pian, ulcère de Buruli... À la veille de la Journée mondiale des Maladies Tropicales Négligées (MTN), qui se tient le 30 janvier, nous parlons des atteintes dermatologiques de ces maladies. Provoquées par différents agents bactériens, elles peuvent entrainer des déformations cutanées visibles, des surinfections et des lésions invalidantes, voire des handicaps physiques. Souvent fortement stigmatisées, les personnes touchées peuvent souffrir de discriminations. Quelles sont les causes de ces différentes maladies ? Quels sont les traitements ?

On dénombre une vingtaine de maladies tropicales négligées, ces infections qui concernent selon l'OMS, près d'un milliard de personnes à l’échelle planétaire, surtout dans les pays du Sud, au sein des populations les plus précaires. Près de la moitié de ces maladies de la misère présente des atteintes dermatologiques et 40 % des cas se concentrent en Afrique subsaharienne.

Maladies stigmatisantes

Parmi ces atteintes cutanées des MTN (bactériennes ou parasitaires), on recense des maladies connues comme la lèpre et la gale, mais aussi d‘autres qui le sont beaucoup moins, comme le pian, l’ulcère de Buruli ou la leishmaniose. Transmise par un insecte, le phlébotome femelle, cette MTN présente, elle aussi, une forme à expression cutanée. Autre parasitose : la tungose est provoquée par la puce chique et affecte particulièrement les pieds des jeunes enfants qui vivent dans des conditions précaires.

Ces maladies entraînent lésions, ulcérations et cicatrices sur la peau, ayant pour conséquence une forte stigmatisation des patients.

Améliorer le diagnostic

Dans les pays où ces affections sévissent encore, c’est surtout en milieu rural, dans les zones reculées, que les populations subissent ce péril infectieux, qui mobilise peu la recherche, et très peu les grands laboratoires pharmaceutiques… Cet éloignement a également pour conséquence un retard du diagnostic et des prises en charge, et ce d’autant plus qu’un certain nombre de croyances locales sont associées aux symptômes de ces infections.

Avec :

  • Pr Arezki IZRI, Maître de Conférences Universitaires, Professeur émérite en Parasitologie-Mycologie au Service de parasitologie à l'hôpital Avicenne de Bobigny

  • Dr Lanciné KABA, Maître - Assistant en Chirurgie plastique, Reconstructrice et Esthétique à l’Université Alassane OUATTARA de Bouaké. Chef d’Antenne et chirurgien résident de l’Institut Raoul FOLLEREAU Centre Manikro

  • Dr Sara EYANGOH, Directrice Scientifique du Centre Pasteur du Cameroun. Coordonnatrice du Réseau de laboratoires de l'OMS en Afrique pour le diagnostic des MTN cutanées.

► En fin d’émission, nous faisons le point sur les conséquences de la baisse de financement de l’aide publique au développement sur la santé à Madagascar, notamment sur la santé des femmes et des enfants. Interview du Dr Niry Ramaromandray, médecin de santé publique et directrice de Santé Sud à Madagascar.

Programmation musicale :

Liniker Tudo

Oxmo PuccinoPlus loin que soi

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