La France renonce-t-elle à sa réindustrialisation ?
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À propos de cet audio
Il y a quelques mois encore, le gouvernement se félicitait d’une « renaissance industrielle » française. Mais les nouvelles tombées, ces derniers mois, ont de quoi faire douter. Ici, en Bretagne, l’usine de sirops Teisseire s’apprête à fermer, plus de 100 emplois envolés. Là, dans le Nord, l’aciérie d’Hagondange est en sursis après la faillite de son repreneur.
Et ce ne sont que deux exemples parmi d’autres : plans sociaux chez Michelin, restructurations dans l’agroalimentaire, fermetures dans le textile.
En 2025, la France a perdu plus d’usines qu’elle n’en a ouvertes, pour la première fois depuis plusieurs années : 108 fermetures annoncées contre seulement 80 ouvertures. Et si le solde reste positif sur l’emploi industriel depuis 2017… environ 130 000 créations nettes selon le gouvernement… la dynamique semble clairement s’essouffler.
Il faut dire que l’histoire est lourde : en quarante ans, la France a vu disparaître près de deux millions d’emplois industriels. Des territoires entiers en ont payé le prix, entre friches, chômage et sentiment d’abandon.
La France renonce-t-elle à sa réindustrialisation ? C’est le thème de notre débat ce soir.
Pour en débattre
- Vincent Charlet, délégué général du think tank La Fabrique de l'industrie
- Louis-Samuel Pilcer, haut fonctionnaire, maître de conférences en Économie à Sciences Po et enseignant à Polytechnique
- Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode.