Épisodes

  • Radio Totchka, mémoire sonore du communisme (Épisode 2)
    Jan 31 2026

    Radio Totchka, c’était la voix du pouvoir, dont la présence sonore s’imposait aux Bulgares dans leur espace privé, mais aussi dans leur espace public, puisque les programmes étaient diffusés dans la rue par des haut-parleurs, mais aussi à la mairie, à la poste, ou encore à l’usine ! Une radio dont la mémoire sonore réactive à la fois les bons et les mauvais souvenirs d’un monde communiste aujourd’hui disparu.

    Dans le premier épisode, nous avions suivi les tribulations de l’ethnologue Olivier Givre et du créateur sonore Raphaël Cordray à la recherche de Radio Totchka, petit haut-parleur en plastique importé d’URSS et placé dans les murs des habitations, dont les Bulgares ne pouvaient pas changer la station ! Entre information, musique et propagande, les programmes de Radio Totchka ont marqué plusieurs générations de Bulgares jusqu’à la fin des années 80, la chute du mur de Berlin, l’effondrement de l’Union soviétique et la fin du régime communiste dans leur pays devenu la Bulgarie, aujourd’hui intégrée à l’Europe et à la zone euro.

    Dans ce second épisode, nous retrouvons l’ethnologue Olivier Givre et le créateur sonore Raphaël Cordray en Bulgarie à la recherche des anciens animateurs de Radio Totchka, dans l’espoir de retrouver des archives radiophoniques non conservées par l’État. Comment étaient fabriqués les programmes de Radio Totchka, depuis les années 40 jusqu’au fameux « changement » du 9 novembre 1989, date de la chute du mur de Berlin et de l’effondrement du bloc communiste…

    Olivier Givre est maître de conférences en Anthropologie à l’Université Lumière Lyon 2 depuis 2007.

    Ses travaux concernent principalement l’Europe orientale et les Balkans, et portent sur trois thématiques : les processus patrimoniaux et mémoriels, les dynamiques frontalières et transfrontalières, les recompositions rituelles et religieuses.

    Plus récemment, il engage une série de travaux sur les approches sensorielles et la recherche-création.

    Membre de l’Institut Universitaire de France

    Anthropologie à Lyon2

    Nouvelles Écritures de l’Anthropologie

    Dernière publication :

    Collectif Balkabas, Les Balkans en transformation. Quatre variations : pancarte, passeport, argent, maison, Collection Meydan, Editions Karthala, Paris, 2025

    Écoutez LMDM, le premier volet de LMDM avec Olivier Givre.

    Vous pouvez écouter en intégralité les trois derniers épisodes de la série ici :

    - À LA POURSUITE DE RADIO TOCHKA / Épisode 4 : Entre technique et idéologie

    - À LA POURSUITE DE RADIO TOCHKA / Épisode 5 : Les voix de radiotočka

    - À LA POURSUITE DE RADIO TOCHKA / Épisode 6 : Voyage au bout d’une mémoire sonore.

    Voir plus Voir moins
    48 min
  • Radio Totchka, mémoire sonore du communisme (Épisode 1)
    Jan 24 2026

    Radio Totchka ! J’imagine que tout comme moi, vous n’en avez jamais entendu parler… et pourtant, ce petit poste de radio a accompagné la vie quotidienne de millions de femmes, d’hommes et d’enfants qui ont grandi dans ce que l’on appelait à l’époque le bloc de l’Est. Que ce soit en Union Soviétique ou dans les pays communistes comme la Bulgarie située en Europe du sud-est, dans les Balkans.

    À partir de 1947, la Bulgarie s’est massivement équipée en matériel de diffusion radiophonique, sous l’influence de l’Union Soviétique, c’est ainsi qu’apparait radiotočka, ce qui signifie littéralement point radio. Une radio que l’on ne pouvait pas éteindre et dont on ne pouvait pas changer la station. Radio Totchka était présente dans toutes les cuisines des habitations bulgares, ainsi que dans l’espace public, pour diffuser des émissions nationales et des programmes locaux, entre information et propagande.

    Dans ce premier épisode, nous partons en Bulgarie à la recherche de Radio Totchka avec pour guide l’ethnologue Olivier Givre et le créateur sonore Raphaël Cordray. Que reste-t-il de radiotočka ? Quelle était sa portée auprès des gens ? De quoi est faite la mémoire sonore du communisme en Bulgarie ?

    La Bulgarie a été occupée par l’Union soviétique à la fin de la Seconde Guerre mondiale, de 1944 à 1947, et devient République Populaire de Bulgarie dès 1946 avec une nouvelle constitution ratifiée fin 1947, calquée sur la constitution soviétique de 1936.

    Parti communiste unique et répression des opposants dominent la vie politique de la République Populaire de Bulgarie jusqu’à la chute du Mur de Berlin en 1989 suivi de l’effondrement de l’URSS en 1991… c’est alors que le pays change de nom et devient la Bulgarie, membre de l’Union européenne depuis 2007 et de la zone euro depuis 2026 !

    Olivier Givre est maître de conférences en Anthropologie à l’Université Lumière Lyon 2 depuis 2007.

    Ses travaux concernent principalement l’Europe orientale et les Balkans, et portent sur trois thématiques : les processus patrimoniaux et mémoriels, les dynamiques frontalières et transfrontalières, les recompositions rituelles et religieuses.

    Plus récemment, il engage une série de travaux sur les approches sensorielles et la recherche-création.

    Membre de l’Institut Universitaire de France

    Anthropologie à Lyon2

    Nouvelles Écritures de l’Anthropologie

    Dernière publication :

    Collectif Balkabas, Les Balkans en transformation. Quatre variations : pancarte, passeport, argent, maison, Collection Meydan, Editions Karthala, Paris, 2025

    Vous pouvez écouter en intégralité les trois premiers épisodes de la série ici :

    À LA POURSUITE DE RADIO TOCHKA / Épisode 1 : Comment ça, tu ne connais pas radiotočka ?

    À LA POURSUITE DE RADIO TOCHKA / Épisode 2 : Radiotočka habitait dans ma cuisine

    À LA POURSUITE DE RADIO TOCHKA / Épisode 3 : Les fantômes de radiotočka.

    Voir plus Voir moins
    48 min
  • Paroles de sauveteurs en mer face à la détresse des migrants
    Jan 17 2026
    Emmanuel Pelletier dit « Manu » est sauveteur en mer à la station SNSM, Société nationale de sauvetage en mer, de Dunkerque, ville portuaire du nord de la France, d’où l’on peut deviner les côtes anglaises par temps clair. Manu est assis face caméra dans la cabine exiguë du Jean-Bart 2, nom de baptême du bateau dans lequel il a accepté de parler de son expérience en mer face aux migrants. Sa voix est l’une des voix du documentaire « One by One », réalisé par Camille Guigueno où la parole est donnée à celles et ceux qui ont décidé de s’engager bénévolement dans la plus belle et la plus tragique des aventures : le sauvetage des vies humaines. Dans le port de plaisance de Dunkerque, le Jean Bart II, nom de baptême du canot de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM), se tient prêt à appareiller à toute heure du jour ou de la nuit. Ses membres d’équipage sont des bénévoles, ils portent assistance aux personnes en difficulté en mer, généralement des marins ou des plaisanciers. Mais depuis les accords du Touquet, signés le 4 février 2003 entre la France et le Royaume-Uni (ensemble de traités bilatéraux qui ont pour objectif de renforcer la gestion conjointe des frontières et le contrôle de l'immigration illégale) de plus en plus de femmes, d’hommes et d’enfants s’embarquent sur des bateaux de fortune pour tenter de franchir le détroit du Pas-de-Calais vers l’Angleterre et le nombre de naufragés exilés augmente. En mer face aux migrants, comment procèdent les sauveteurs bénévoles ? Depuis combien d’années ? À quoi et à qui font-ils face ? Est-ce leur rôle ? Et quels sentiments les traversent alors qu’ils sont les seuls à intervenir dans le détroit du Pas-de-Calais ? Ce sont les questions auxquelles le film « One by one » tente de répondre, avec sobriété et humanité… en filmant au plus près les visages des sauveteurs. Un premier documentaire prometteur, une expérience de réalisation émotionnellement éprouvante pour ses protagonistes et ses auteurs, Camille et Vincent Guigueno. C’est aussi une histoire de transmission par le cinéma entre un père et son enfant devenu adulte… comme un rituel de passage dont on sort forcément transformé. Aux sons des témoignages de leur film, Camille et Vincent nous racontent comment ils ont pu gagner la confiance et partager le quotidien de ces sauveteurs bénévoles qui risquent leur vie tous les jours pour sauver celle des autres. Un récit bouleversant et profondément humain en avant-première sur RFI ! À vos agendas pour les prochaines projections du film One by one - le 4 février à Saint-Malo en partenariat avec le Musée Maritime - le 18 février à Paris à la Fondation Maison des Sciences de l’homme - Une tournée en région Hauts-de-France en avril en partenariat avec les stations SNSM - Une prochaine diffusion du film à la télévision sur France 3 Hauts-de-France et en ligne sur france.tv en 2026. Pour connaitre toutes les prochaines projections et diffusions, suivez les réseaux du film : Instagram One by one et Facebook. Pour suivre et soutenir la station de Dunkerque sur Facebook.Le site national du sauvetage en mer. Pour aller plus loin avec Vincent Guigueno : L'émission La marche du monde sur RFI « Les maîtres de phare ». Vincent Guigueno est membre de la section Histoire, Lettres et Arts de l’Académie de marine, ingénieur civil des Ponts et Chaussées, conservateur en chef du Patrimoine, conseiller Culture et Patrimoine maritimes – Direction générale des Affaires maritimes, de la Pêche et de l’Aquaculture, ancien directeur adjoint de la Recherche et de l’Enseignement – musée du Quai Branly, ancien chef du service « Conservation » – musée national de la Marine, lauréat – Médaille 2012, lauréat – Prix Navigation et Sciences associées de l’océan – André Giret.
    Voir plus Voir moins
    48 min
  • Nations unies, autopsie d’une utopie
    Jan 10 2026

    « L’usage de la force est permis. Mais cet usage de la force doit être encadré par des règles. Sans ces règles, le monde est soumis à la loi du plus fort. » Ainsi s’exprimait Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères français sur France 2 le 4 janvier 2026. 80 ans après la première assemblée générale de l’ONU, les États-Unis, membre permanent du Conseil de sécurité, pratiquent l’ingérence et l’agression envers un autre État, le Venezuela, au mépris des valeurs fondamentales des Nations unies dont la première assemblée générale se déroulait le 10 janvier 1946.

    Au son de nos archives, je vous propose de revivre cet évènement fondateur pour la sécurité internationale et le maintien de la paix, afin de revenir à la source d’une utopie dont les États précurseurs se sont faits les fossoyeurs.

    « L'intervention américaine a sapé un principe fondamental du droit international », déclarait le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme le mardi 6 janvier, plus de 48h après l’intervention américaine au Venezuela ayant conduit à l’arrestation du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, avait pour sa part qualifié les faits de « dangereux précédent ».

    Avec la participation de l’historienne spécialiste de l’ONU Chloé Maurel et l’écrivain et ancien officier Guillaume Ancel.

    Les livres de Chloé Maurel :

    - Les Grands Discours à l’ONU, Paris, éditions du Croquant, 2024, préface de Pascal Ory de l’Académie française, postface de Jean Ziegler.

    - Une brève histoire de l’ONU au fil de ses dirigeants, Paris, éditions du Croquant, 2017, 175 p.

    - Histoire des idées des Nations unies. L’ONU en 20 notions, Paris, L’Harmattan, 2015, 340 p.

    La page de Chloé Maurel sur le site de l'Ecole Normale Supérieure

    Chloé Maurel dans La marche du monde sur les grands discours de l’Unesco

    Les livres de Guillaume Ancel préfacés par l’historien Stéphane Audouin-Rouzeau :

    - Saint-Cyr, à l’école de la Grande Muette, aux éditions Flammarion.

    - Un casque bleu chez les Khmers rouges, Rwanda, la fin du silence, Vent glacial sur Sarajevo aux éditions Les Belles Lettres.

    Le blog de Guillaume AncelBlog Pour ne pas subir

    Pour aller plus loin avec Guillaume Ancel :

    À lire aussi« Si tu veux la paix, prépare la guerre »

    À lire aussiGuillaume Ancel, rompre le silence

    À lire aussiGuillaume Ancel, écrire pour ne pas subir

    Voir plus Voir moins
    48 min
  • La révélation de Yewhe Yeton, collectionneur de sons
    Jan 3 2026
    Musicien de père en fils, rappeur et producteur, Yewhe Yeton a le gout de l’archive. Passionné par l’histoire musicale du Bénin dont il collectionne les rythmes hérités de la tradition, il nous révèle le sens caché des chants du Dahomey enregistrés en 1931 lors de l’exposition coloniale. (Rediffusion) Nous sommes à Abomey Calavi, à la périphérie de Cotonou, capitale économique du Bénin. Fils de chanteur, petit-fils de chanteur, chanteur lui-même, Yewhe est venu interroger son héritage familial. Son père lui raconte en langue gun-gbé comment son grand-père a séduit sa grand-mère en évinçant tous ses prétendants : « Il était le chanteur vedette du groupe musical du village ! » Évoquant sa personnalité éloquente et militante, le père et le fils discutent du sens des paroles des chansons au fur et à mesure que je les enregistre. Témoignage de la culture religieuse vodoun, mais aussi critique sociale du pouvoir des puissants. Son goût de l’archive, il nous révèle à l’instar des chants dahoméens découverts par Cécile Van Den Avenne, enregistrés lors de l’exposition coloniale de Paris en 1931. Qui sont les chanteurs enregistrés, que chantent-ils et d’où viennent les rythmes joués ? Autant de révélations remises en circulation par Yewhe Yeton dans ses boucles musicales où un tirailleur dahoméen nommé Hounsou fait face aux blancs qui ne le comprennent pas, en leur chantant : « Mède Mi Wá. Nous ne sommes pas des prisonniers, nous aussi sommes des hommes ». À écouter aussiFinaliste Prix Découvertes RFI 2025 : le rappeur béninois Yewhe Yeton ► Un documentaire de Valérie Nivelon avec l’artiste Yewhe Yeton et la chercheuse Cécile Van Den Avenne. Cécile Van Den Avenne, directrice d'études de l'EHESS. Institut des mondes africains - IMAF, Campus EHESS Marseille, CeRCLEs - Centre de recherche sur les circulations, les liens et les échanges. Chaire : Pratiques langagières. Afrique-Europe (XIXe-XXIe siècle) ► Découvrir sa page de recherche Finaliste du prix Découverte RFI 2025, Yewhe Yeton nous présente son album Loko : Un album entre mémoire collective et vibrations intimes Loko est une cartographie sonore et intellectuelle, un espace où se croisent les aspirations d’un artiste et les résonances d’un peuple. Yewhe Yeton y explore le passé pour mieux s’inscrire dans l’avenir. Il y affirme avec force une identité plurielle, hybride et insoumise. En mêlant technicité, engagement et profondeur esthétique, il signe une œuvre inaugurale d’une densité interpellante, qui pose les bases d’un parcours musical prometteur. Quels sont les atouts qui font de cet album une œuvre évocatrice et pérenne ? L’orchestration musicale comme matrice identitaire Dès les premières mesures de Loko, Yewhe Yeton annonce la couleur : un projet hybride, à la croisée des esthétiques, où les polyphonies africaines se déploient avec une subtile virtuosité et tissent un canevas sonore à la fois ancestral et résolument moderne. Il fait de la fusion musicale une déclaration d’intention : rythmes traditionnels, hip-hop et éclats de rock s’entrelacent dans une alchimie ténue, entraînante, donnant naissance à une imagerie afro-métissée, expressive et méticuleuse. Entre polyphonie et polyrythmies, ce patchwork esthétique se veut être la résultante fusionnelle des chœurs africains dans leur déploiement de masse qui se fait continuité de l’état d’esprit culturel de la consolidation par le lien collectif. En cela, chaque chanson se construit comme une mosaïque, une superposition minutieuse de textures sonores qui illustrent la complexité des héritages culturels que l’artiste porte et réinterprète. Le message comme mission d’émancipation Au-delà de la performance musicale, Loko est un manifeste. Les dix titres de l’album résonnent comme un appel à l’autodétermination, une profession de foi inscrite dans le respect des valeurs communautaires ancestrales. Yewhe Yeton inscrit son art dans une tradition orale de transmission de valeurs, à se réapproprier et à réinvestir. Afin de faire de chaque vers ponctué, accentué, cadencé, scandé une passerelle de sens entre les vertus du passé et les urgences de l’avenir. De fait, son propos se porte notamment sur les enjeux de la vie et la nécessité de s’accomplir avec prudence, sur des clés-pratiques du vivre-social, sur la cosmogonie locale, autant que sur les ambiguïtés humaines que l'on peut rencontrer. C’est aussi un album dans lequel Yewhe Yéton se plaît à se raconter, comme dans un processus. Les refrains comme portail vers l’intemporel Les refrains de Yewhe Yeton dégagent un paradoxe fascinant. Ils installent une impression de transcendance, tout en touchant à une forme d’insaisissable. À travers eux, l’artiste convoque une mémoire sensorielle partagée, un relent d’anciennes litanies qui viennent se ...
    Voir plus Voir moins
    48 min
  • Black Metropolis, une autre histoire de Chicago
    Dec 27 2025

    «En Amérique, nous sommes là depuis 3 siècles, rejetés dans le ghetto, mais nous sommes Américains !» revendiquait l'écrivain Richard Wright. Être des Américaines et des Américains comme les autres, est une aspiration partagée par toutes celles et ceux qui ont répondu à l’enquête historique menée par les deux sociologues africains américains St. Clair Drake et Horace R. Cayton dans les quartiers de Black Metropolis, au cœur du ghetto de la ville de Chicago. (Rediffusion)

    Une enquête devenue un classique de la socio-anthropologie urbaine, publiée aux États-Unis en 1945 et enfin disponible en français. Mais que raconte Black Metropolis de la réalité quotidienne des migrants noirs arrivés dans ce bastion industriel du nord ? Comment sont-ils venus alors qu’ils fuyaient le racisme officiel des États du sud ? Comment ont-ils survécu et lutté pour leurs droits dans le ghetto urbain de Chicago ? Et comment ont-ils organisé leur vie sociale et culturelle au rythme du blues de Chicago, genre musical qu’ils ont inventé ? Autant de questions à évoquer avec nos invitées Anne Raulin et Danièle Joly, directrices de la traduction en français de Black Metropolis, une ville dans la ville, Chicago, 1914-1945.

    À lire : Black Metropolis, une ville dans la ville, Chicago, 1914-1945, aux éditions de la MSH dans la collection Amérique(s).

    Une traduction dirigée par Anne Raulin, professeure émérite en Anthropologie à l’Université Paris Nanterre et spécialiste des minorités urbaines et des dynamiques mémorielles et Danièle Joly, sociologue, professeure émérite à l’Université de Warwick et spécialiste des questions d’intégration, de discrimination et d’asile en Europe.

    Playlist :

    • Duke Ellington, Caravan
    • Mahalia Jackson, Precious Lord take my hand
    • Jelly Roll Morton, Winin’boy blues

    • Robert Johnson, Sweet home Chicago.

    Pour aller plus loin :

    À écouter aussi«Chicago - Juillet 1919, les premières émeutes raciales»

    Black Lives Matter, l’affaire Emmett Till

    Voir plus Voir moins
    48 min
  • Cap Vert, la culture de l’indépendance
    Dec 20 2025

    50 ans après l’indépendance du Cap Vert, La Marche du monde est en reportage dans la ville de Praia, à la recherche de celles et ceux qui ont participé à la construction de ce petit pays chanté par Cesaria Evora, ambassadrice aux pieds nus d’un archipel situé au large du Sénégal. Un archipel du Cap Vert devenu une référence démocratique pour le continent africain. (Rediffusion)

    Au fil des rencontres, nous interrogeons cette culture de l’indépendance, arrachée par les armes en Guinée-Bissau par le héros national Amilcar Cabral et ses guérilléros. Cabral, co-fondateur du PAIGC, le parti africain pour l’indépendance, Cabral assassiné en 1973 avant d’avoir pu traduire par les actes sa vision d’un peuple libéré du joug colonial portugais. Cabral l'agronome, défenseur d'un système éducatif capverdien et d'une agriculture adaptée à la géographie et au climat de sa terre. Des idées relayées par son fidèle commandante Pedro Pires afin d’accompagner la transition pacifique de la lutte armée jusqu'à la République du Cap Vert. Mais, 50 ans après l’indépendance, le développement du Cap Vert est conditionné par le défi environnemental imposé par le réchauffement climatique, un enjeu fondamental pour les 500 000 habitants de l'archipel dont les investissements sont largement soutenus par la diaspora. Une île où la jeunesse revendique sa langue cap-verdienne, fière de son identité créole !

    Avec :

    Pedro Pires, ancien président de la République de Cabo Verde entre 2001 et 2011, Premier premier ministre du Cap Vert de 1975 à 1991. Pedro Pires dirige la Fondation Amilcar Cabral ainsi que l'Institut Pedro Pires

    Instituto Pedro Pires for Leadership - Forming tomorrow's leaders

    Fundação Amílcar Cabral - Facebook

    Maria Fatima Fernandes, issue d’une des très nombreuses familles déportées par les Portugais pour le travail forcé, revenue au pays pour participer à son développement, vice-rectrice de l'Université Cabo Verde

    Amalia Lopez, présidente de l’association pour la défense de la langue cap- verdienne

    José Arlindo Fernandez, Recteur de l’Université du Cap Vert

    Arlindo Barreto

    AUF/Université du Cap Vert

    Arlindo Fortes, professeur d’Agronomie à l'École d'agronomie et d'environnement de l'UCV

    Uni24k/Université du Cap Vert

    Mario Lucio, ancien ministre de la Culture et musicien célèbre, découvrez le titre phare de son album Indépendance.

    Pour aller plus loin :

    - l'émission La marche du monde : Amilcar Cabral et Maria Helena, de l'intime au politique

    - le webdoc RFI : Amilcar Cabral, lettres à Maria Helena - Dans l'intimité d'une icône africaine

    - l'émission Musiques du monde : Mario Lucio et Cotonete, du Cap-Vert à l'exil aux îles.

    Voir plus Voir moins
    48 min
  • Amilcar Cabral et Maria Helena, de l’intime au politique
    Dec 13 2025

    50 ans après l’indépendance du Cap-Vert, La marche du monde est en reportage dans la ville de Praïa, à la recherche des lettres adressées par Amilcar Cabral, l’icône de la lutte de libération nationale, à Maria Helena Atalaide Vilhena Rodrigues, sa première compagne portugaise. Des lettres conservées avec amour par Iva, leur première fille, jusqu’à ce qu’elle décide de les publier puis de les confier à la Fondation Cabral. (Rediffusion)

    Une archive précieuse pour comprendre comment Amilcar, jeune Africain brillant venu poursuivre des études à Lisbonne dès 1945 est devenu Cabral, le co-fondateur du PAIGC, le parti Africain de l’Indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert.

    C’est dans le quartier de Terra Branca sur les hauteurs de Praïa que je retrouve Maria Benedita Basto, spécialiste des textes de Cabral. Ensemble nous avons souvent rêvé de venir rendre visite à Iva Cabral afin de comprendre pour quelles raisons elle a souhaité porter à la connaissance du grand public la correspondance de ses parents.

    « Ces lettres me tiennent à cœur, pas seulement parce que ce sont des lettres de mes parents où ils démontrent les sentiments mutuels, mais principalement parce que ça démontre qui ils étaient », nous confie Iva Cabral en français, « qui étaient ces jeunes gens dans une époque très difficile (N.D.L.R. L’empire coloniale portugais sous la dictature de Salazar). J'ai compris que c'était deux jeunes qui s'aimaient. J'ai vu que c'était des jeunes qui voulaient augmenter leur poids dans la société, voulaient changer quelque chose, oui, c'est ça que Cabral veut dire dès les premières lettres. À partir d'un certain moment, il commence à s'engager et il fait que ma mère s'engage aussi. Je parle de libérer leur patrie, la patrie de mon père qui était le Cap-Vert et la Guinée-Bissau, de finir avec le colonialisme, mais pas seulement dans sa terre, mais aussi dans l'Afrique. »

    Un documentaire signé Valérie Nivelon.

    Conseillère scientifique : Maria Benedita Basto

    Réalisation : Sophie Janin.

    Tous mes remerciements à Iva Cabral, au président Pedro Pires et à la Fondation Cabral, à Filinto Elisio et Marcia Souto des éditions Rosa de Porcelena et à Maria de Fatima Fernandes de l’Université du Cap-Vert.

    Pour découvrir les lettres adressées par Amilcar Cabral à Maria Hélèna, et traduites pour la première fois en français, RFI vous propose un long format inédit.

    ⇒ Le webdocumentaire.

    Voir plus Voir moins
    48 min