Épisodes

  • Une loi contre l'effet nocif des écrans sur la santé mentale des plus jeunes
    Jan 30 2026

    Un texte de loi a été adopté, cette semaine, à l'Assemblée nationale pour restreindre l'accès des plus jeunes aux réseaux sociaux. Ce n'est que le début du processus législatif qui devrait aboutir à la prochaine rentrée. Et ce n'est qu'un volet de l'action envisagée pour protéger enfants et adolescents des pratiques abusives constatées sur certaines plateformes numériques. C'est, en tout cas, le résultat d'une prise de conscience généralisée face à l'impact des écrans sur nos vies.

    Les dispositifs de captation de l’attention sur les réseaux sociaux, défilement automatique des vidéos et algorithmes de recommandation de plus en plus personnalisés, tout cela impacte la santé physique et mentale des plus jeunes. Une loi vise à restreindre l'accès des moins de 15 ans, aux plateformes numériques les plus nocives. Notre invitée, Servane Mouton, neurologue, a contribué à son élaboration. Elle co-présidait la commission sur l'exposition des enfants aux écrans, qui a rendu son rapport en 2024 à Emmanuel Macron. Servane Mouton estime que l’on est au bord d’un désastre sanitaire, que ses premiers effets sont déjà constatés, mais qu'il est encore temps d'agir.

    Servane Mouton est l'autrice de « Écrans, un désastre sanitaire, il est encore temps d'agir », éditions Tracts-Gallimard

    La chronique de Grégory Genevrier de la cellule Info vérif de RFI: Syrie: une vieille infox ciblant la Croix-Rouge refait surface

    La chronique de Quang Pham des Observateurs de France 24: Sexe et IA : l’identité de la police française usurpée.

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    30 min
  • Un an de Donald Trump au pouvoir : une communication outrancière, un rapport à la vérité écorché
    Jan 23 2026

    Donald Trump a célébré, mardi 20 janvier 2026, sa première année de mandat de président des États-Unis. L’occasion de plonger au cœur de sa rhétorique si particulière.

    Avec ses sorties médiatiques et ses innombrables messages sur les réseaux sociaux, Donald Trump a réponse à tout, et il ne s'embarrasse pas des coutumes associées à son poste. Il menace, il insulte, il humilie pour obtenir ce qu’il veut.

    Entre communication compulsive, médias ultra-sollicités et dans le même temps malmenés, quelle stratégie le milliardaire conservateur a-t-il mise en place pour essayer d’imposer sa vision du monde ?

    Décryptage avec notre invité, le chercheur Jérôme Viala-Gaudefroy, docteur en Civilisation américaine, chargé de cours à Sciences Po Paris et auteur du livre « Les mots de Trump » (éd. Dalloz, 2024).

    La chronique de Grégory Genevrier de la cellule Info vérif de RFI :

    Ukraine : une opération de désinformation pro-russe cible la France et ses «Rafale»

    La chronique de Cintia Cabral de l'Afp factuel : En Ukraine, les veuves expropriées au profit de l’État ? C’est de la désinformation.

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    30 min
  • L'IA et ses dérives, quand nous ne penserons plus que sous forme de prompt
    Jan 16 2026

    L'accélération d'un déploiement massif des IA génératives d'images et de textes à l'attention du grand public, se perçoit très nettement sur les réseaux sociaux et pas toujours pour le meilleur. Les infox à base de vidéos et images artificielles sèment le doute non seulement parce qu'elles véhiculent souvent de la désinformation, mais aussi parce qu'elles font désormais douter de tout. La meilleure parade est déjà de s'interroger sur le fonctionnement et l'innocuité des modèles proposés.

    Le problème avec ce que l’on appelle aujourd’hui « l'intelligence artificielle », c’est que justement les machines ne le sont pas… intelligentes. En tout cas, pas à la manière des humains. Que seraient les machines sans leurs créateurs ? Dans son livre « De la bêtise artificielle », la philosophe Anne Alombert envisage les relations entre les esprits humains et leurs prothèses artificielles dans une relation dynamique. Elle affirme également que cette façon de présenter les IA, à l'attention du grand public, n'est pas anodine. Outre la création d'un rapport de dépendance aux machines, le mythe transhumaniste des grands propriétaires de plateformes est une supercherie qui risque fort d'aboutir à un appauvrissement des savoirs. « Alors que les idées reçues sont intensifiées, les originalités sont évacuées. Le véritable danger n'est pas la singularité technologique mais l'élimination des singularités idiomatiques, la suppression des exceptions et des nouveautés, conditions du renouvellement culturel et de l'évolution des sociétés. »

    Anne Alombert est philosophe, maîtresse de conférence à l'Université Paris 8, et auteur de « De la bêtise artificielle », éditions Allia:

    « Tant qu'elle cherchera à imiter et à remplacer les capacités humaines par des performances computationnelles, la soi-disant « intelligence artificielle » ne pourra conduire qu'à la bêtise généralisée. », écrit Anne Alombert et de citer un certain nombre d'initiatives d'acteurs du numérique témoignant, en revanche, de « la possibilité de réconcilier les calculs des algorithmes et les savoirs singuliers, essentiels à la vie politique et culturelle des sociétés. »

    La chronique de Grégory Genevrier de la cellule Info vérif de RFI: CAN 2025: les vidéos générées par intelligence artificielle occupent le terrain

    La chronique de Kahofi Suy de l'Afp factuel à Abidjan : Non, le président Tinubu n'a pas rendu visite à Anthony Joshua à l'hôpital.

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    30 min
  • Dark Osint: quand la recherche en sources ouvertes se retourne contre la démocratie
    Jan 9 2026

    C’est une méthode d’enquête de plus en plus en vogue. L’Osint, ou recherches en sources ouvertes, bouleverse notre rapport à l'information. Utilisée par des chercheurs, des journalistes et des citoyens, cette technique d’investigation permet de mettre en lumière des faits d’intérêt public. Remède et poison, l’Osint peut aussi être détournée à des fins de contrôle et de manipulation. Dans son dernier ouvrage, Allan Deneuville, décrypte ce phénomène du « Dark Osint ».

    Héritée des services de renseignement, l’Osint (acronyme anglophone pour Open Source Intelligence), permet de produire des enquêtes autonomes, sourcées et susceptibles de révéler des informations d'intérêt public. Grâce à cette méthode d’enquête en sources ouvertes, il est possible de documenter des faits d’actualités, comme c’est le cas de la guerre en Ukraine, ou plus récemment de l’attaque américaine au Venezuela. Dans un contexte où les infox se multiplient, l’Osint sert également à contrecarrer des opérations de désinformation. Mais si l’Osint permet de décrypter, elle peut au contraire être dévoyée et utilisée à des fins antidémocratiques.

    On en parle avec Allan Deneuville, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, chercheur associé au centre Géode de géopolitique de la datasphère, partenaire de l'émission. Il vient de publier « Osint : enquêtes et démocratie », aux éditions de l’INA.

    Au Venezuela, la désinformation ne désemplit pas

    Près d’une semaine après la capture de Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores, les autorités vénézuéliennes ont libéré plusieurs prisonniers politiques. Une mesure saluée par Donald Trump qui affirme avoir annulé une deuxième attaque. Un contexte tendu, propice à la désinformation.

    Ces derniers jours, de nombreuses infox soutiennent, à tort, que les habitants de Caracas auraient massivement célébré la chute du régime et la gloire du président Trump. Décryptage avec Cassiopée Etchevers, journaliste en formation à Sciences Po Paris.

    À lire aussiVenezuela: quand la désinformation vise à légitimer l’opération américaine

    Groenland : les infox ciblent l’armée danoise

    Début janvier, le président américain Donald Trump a de nouveau tenu des propos hostiles envers les autorités danoises qui, selon lui, ne sont pas capables de défendre le Groenland face aux appétits chinois et russes en Arctique. Dans le même temps, sur les réseaux sociaux, des propos outranciers et des images détournées circulent dans le but de décrédibiliser l’armée danoise chargée d’assurer la sécurité de ce territoire. C’est le sujet de la chronique des Dessous de l’infox, présentée cette semaine par Olivier Fourt.

    À lire aussiGroenland: la désinformation accompagne les propos de Donald Trump

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    30 min
  • Désinformation d'hier et d'aujourd'hui, une certaine continuité dans les procédés
    Jan 4 2026

    La désinformation a toujours existé. L'historien Michel Pretalli revient sur les grandes manipulations qui ont marqué l'histoire, du temps des pharaons à nos jours : ruses de guerre, stratagèmes politiques et théories du complot. À l'heure d'internet, il est plus que jamais nécessaire d'en étudier les ressorts et les moyens de les contrer.

    [Cette émission est une rediffusion du 5 septembre 2025]

    L'étude des ruses de guerre dans l'histoire ancienne, de la désinformation comme arme politique et autres théories du complot recyclées depuis des siècles permettent de mieux appréhender le phénomène actuel de désinformation massive observé sur les réseaux sociaux. En évitant tout anachronisme, en prenant en compte l'évolution des mentalités, l'historien Michel Pretalli dévoile les ressorts de la désinformation depuis le temps des pharaons.

    Historien, professeur des universités en études italiennes à l'université de Franche-Comté, Michel Pretalli signe, avec le journaliste fact checker Giovanni Zagni : Une histoire de la désinformation, Fake news et théories du complot, des Pharaons aux réseaux sociaux, aux éditions Mimésis.

    • La chronique de Grégory Genevrier de la cellule info vérif de RFI : Sahel: l’armée française accusée à tort de ravitailler des terroristes au Mali
    • La chronique de Dounia Mahieddine de l'AFP factuel : Non, Macron n’a pas lancé un programme offrant 1.800 euros mensuels aux Africains s'installant en France
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    30 min
  • Ingérences numériques, les modes opératoires informationnels dans le viseur de Viginum
    Dec 26 2025

    L'ingérence numérique étrangère est le cœur de cible de Viginum. Ce service opère depuis 2021. Il s'est étoffé à mesure que la menace elle-même tendait à se complexifier et se répandre de façon virale sur les réseaux sociaux. Sont dans le collimateur les manipulations de l'information à grand renfort d'intelligence artificielle, d'amplification artificielle et autres moyens, ayant pour objet de déstabiliser les États en instillant le doute chez les citoyens vis-à-vis de leurs institutions.

    Comment l’État français tente de se prémunir contre les ingérences numériques étrangères ? Le patron de Viginum, Marc-Antoine Brillant, nous emmène dans les coulisses de ce service chargé d’identifier des manœuvres informationnelles, toujours plus agressives depuis le déclenchement de l’offensive russe en Ukraine.

    La chronique de Grégory Genevrier de la cellule Info vérif de RFI : «Slop»: quand l’intelligence artificielle inonde les réseaux de contenus faux et absurdes

    La chronique de Monique Ngo Mayag de l'AFP Factuel : Porter un soutien-gorge n'augmente pas les risques d'avoir un cancer du sein

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    30 min
  • L'abécédaire de la désinformation, bien nommer le phénomène pour mieux le contrer
    Dec 19 2025

    Le désir de tromper l’opinion publique, inventer des faits qui n’en sont pas, trouver des boucs émissaires, imposer une vision déformée de la réalité grâce aux nouveaux outils numériques, tout un vocabulaire permet aujourd’hui de mieux appréhender ce phénomène qui se résume en un mot : la désinformation.

    On en parle avec Arnaud Mercier, auteur du livre « Les mots de la désinformation et de la manipulation », aux Presses universitaires du Midi.

    Debunking, prebunking, typosquattage, deepfake, fake news, bullshit, fact checking, path checking, greenwashing, psy ops, etc. le jargon des spécialistes de la désinformation est souvent en anglais, du fait de l'avance technologique prise dans le domaine du numérique par les Anglo-Saxons, propriétaires des premières grandes plateformes, et chercheurs en sciences cognitives. D'où l'intérêt de bien définir ces notions en français. Ce à quoi s'attache le livre que vient de signer Arnaud Mercier, notre invité ce vendredi (19 décembre 2025). S'y ajoutent des mots et expressions bien français, tels agent d'influence, propagande de guerre, lavage de cerveau, biais et débiaisement, ainsi que des personnalités qui ont fait la Une des médias dits de « réinformation » tel Didier Raoult, auquel s'applique bien, selon l'auteur, la notion de « populisme médical ».

    Arnaud Mercier est professeur en Communication à l’Institut français de presse, spécialiste des enjeux de communication politique, information et désinformation. Depuis 2024, il est coordinateur scientifique du projet De Facto de lutte contre la désinformation.

    La chronique des dessous de l'infox, par Grégory Genevrier, de la cellule info vérif de RFI : Non, la Russie n’a pas abattu des avions de chasse français en Ukraine

    La chronique de Quang Pham des Observateurs de France 24 : Image créée par IA, radiation de vétérinaires… les intox sur la crise de la dermatose nodulaire.

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    30 min
  • Le mirage de l'assistance russe au Sahel, quand la propagande masque les échecs
    Dec 12 2025

    Au Mali, le JNIM a repris cette semaine les attaques contre les convois de carburant, mettant fin à une accalmie de courte durée. La junte au pouvoir à Bamako peine à desserrer l'étau. Dans toute la région, l’on assiste depuis plusieurs années à une explosion des attaques jihadistes, venant contredire le récit officiel des pays de l’AES et de la Russie, toujours plus offensifs sur le plan informationnel.

    Un an s’est écoulé depuis la chute de Bachar el-Assad en Syrie, qui a permis de dissiper le mythe de l’assistance russe au régime et de dévoiler l’ampleur des exactions contre les populations. Mais qu’en est-il au Sahel ? On en parle avec Jonathan Guiffard, membre de Géode, le projet de géopolitique de la data sphère.

    Jonathan Guiffard est expert associé à l'Institut Montaigne, chargé des Affaires internationales, stratégiques et de défense, et membre de GEODE, projet de recherche en géopolitique de la data sphère, partenaire des Dessous de l'infox. Il signe une série d’articles intitulée Afrique: les rivalités stratégiques qui met en lumière les stratégies des différents acteurs internationaux en Afrique centrale et Afrique de l’ouest, évoque «l’expansion d’un système russe en échec», montrant le paradoxe d'un dispositif qui ne délivre pas les résultats annoncés, mais «gagne du terrain à la faveur de la corruption, de la course aux ressources et d’un ordre mondial déséquilibré».

    La chronique des dessous de l'infox, par Grégory Genevrier: RDC: cette vidéo d’Ibrahim Traoré critiquant Paul Kagame est un hypertrucage.

    Les vidéos générées par l’intelligence artificielle sont de plus en plus présentes sur les réseaux sociaux. Elles s'immiscent dans les conflits, comme celui qui se déroule dans l’est de la République démocratique du Congo, où le groupe armé du M23 soutenu par le Rwanda se livre à une nouvelle offensive, quelques jours après la signature à Washington d'un «Accord de paix» entre la RDC et le Rwanda. Les vidéos mensongères générées par l'IA sont de plus en plus difficiles à repérer, sauf lorsque certains comptes s’en font une spécialité et recyclent les mêmes images dans des situations différentes.

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    30 min