Page de couverture de Livres audio par Audiolude

Livres audio par Audiolude

Livres audio par Audiolude

Auteur(s): Alain Couchot
Écouter gratuitement

À propos de cet audio

Audiolude vous propose une sélection de livres audio classiques.

Narrateur : Alain Couchot.

Visitez le site audiolude.fr pour découvrir d'autres livres audio.

Mon Appli pour iOS :
https://cutt.ly/MiyNV7x

Mon Appli pour Android :
https://cutt.ly/WiyMaVK

Mes livres audio sur Spotify :
https://cutt.ly/QiyMc8u

Mes livres audio sur Deezer :
https://cutt.ly/6iyMOs0

Mes livres audio sur Apple Music :
https://cutt.ly/riyML14

Ma chaîne Youtube :
https://youtube.com/user/Audiolude

Mes livres audio sur Audible :
https://cutt.ly/MiyM2zx

.Alain Couchot
Art
Épisodes
  • 20000 lieues sous les mers. Partie 2. Chapitre 11. La Mer de Sargasses.
    Mar 14 2026

    Proposé par audiolude.fr

    Narrateur : Alain Couchot

    "La direction du Nautilus ne s’était pas modifiée. Tout espoir de revenir vers les mers européennes devait donc être momentanément rejeté. Le capitaine Nemo maintenait le cap vers le sud. Où nous entraînait-il ? Je n’osais l’imaginer.

    Ce jour-là, le Nautilus traversa une singulière portion de l’Océan atlantique. Personne n’ignore l’existence de ce grand courant d’eau chaude connu sous le nom de Gulf Stream. Après être sorti des canaux de Floride il se dirige vers le Spitzberg. Mais avant de pénétrer dans le golfe du Mexique, vers le quarante-quatrième degré de latitude nord, ce courant se divise en deux bras ; le principal se porte vers les côtes d’Irlande et de Norwége, tandis que le second fléchit vers le sud à la hauteur des Açores ; puis frappant les rivages africains et décrivant un ovale allongé, il revient vers les Antilles.

    Or, ce second bras, — c’est plutôt un collier qu’un bras, — entoure de ses anneaux d’eau chaude cette portion de l’Océan froide, tranquille, immobile, que l’on appelle la mer de Sargasses. Véritable lac en plein Atlantique, les eaux du grand courant ne mettent pas moins de trois ans à en faire le tour.

    La mer de Sargasses, à proprement parler, couvre toute la partie immergée de l’Atlantide. Certains auteurs ont même admis que ces nombreuses herbes dont elle est semée sont arrachées aux prairies de cet ancien continent. Il est plus probable, cependant, que ces herbages, algues et fucus, enlevés au rivage de l’Europe et de l’Amérique, sont entraînés jusqu’à cette zone par le Gulf Stream. Ce fut là une des raisons qui amenèrent Colomb à supposer l’existence d’un nouveau monde. Lorsque les navires de ce hardi chercheur arrivèrent à la mer de Sargasses, ils naviguèrent non sans peine au milieu de ces herbes qui arrêtaient leur marche au grand effroi des équipages, et ils perdirent trois longues semaines à les traverser."



    Voir plus Voir moins
    25 min
  • 20000 lieues sous les mers. Partie 2. Chapitre 10. Les Houillères sous-marines.
    Mar 13 2026

    Proposé par audiolude.fr

    Narrateur : Alain Couchot

    "Le lendemain, 20 février, je me réveillais fort tard. Les fatigues de la nuit avaient prolongé mon sommeil jusqu’à onze heures. Je m’habillai promptement. J’avais hâte de connaître la direction du Nautilus. Les instruments m’indiquèrent qu’il courait toujours vers le sud avec une vitesse de vingt milles à l’heure par une profondeur de cent mètres.

    Conseil entra. Je lui racontai notre excursion nocturne, et, les panneaux étant ouverts, il put encore entrevoir une partie de ce continent submergé.

    En effet, le Nautilus rasait à dix mètres du sol seulement la plaine de l’Atlantide. Il filait comme un ballon emporté par le vent au-dessus des prairies terrestres ; mais il serait plus vrai de dire que nous étions dans ce salon comme dans le wagon d’un train express. Les premiers plans qui passaient devant nos yeux, c’étaient des rocs découpés fantastiquement, des forêts d’arbres passés du règne végétal au règne animal, et dont l’immobile silhouette grimaçait sous les flots. C’étaient aussi des masses pierreuses enfouies sous des tapis d’axidies et d’anémones, hérissées de longues hydrophytes verticales, puis des blocs de laves étrangement contournés qui attestaient toute la fureur des expansions plutoniennes.

    Tandis que ces sites bizarres resplendissaient sous nos feux électriques, je racontais à Conseil l’histoire de ces Atlantes, qui, au point de vue purement imaginaire, inspirèrent à Bailly tant de pages charmantes. Je lui disais les guerres de ces peuples héroïques. Je discutais la question de l’Atlantide en homme qui ne peut plus douter. Mais Conseil, distrait, m’écoutait peu, et son indifférence à traiter ce point historique me fut bientôt expliquée."

    Voir plus Voir moins
    29 min
  • 20000 lieues sous les mers. Partie 2. Chapitre 9. Un continent disparu.
    Feb 27 2026

    Proposé par audiolude.fr

    Narrateur : Alain Couchot

    "Le lendemain matin, 19 février, je vis entrer le Canadien dans ma chambre. J’attendais sa visite. Il avait l’air très-désappointé.

    « Eh bien, monsieur ? me dit-il.

    — Eh bien, Ned, le hasard s’est mis contre nous hier.

    — Oui ! il a fallu que ce damné capitaine s’arrêtât précisément à l’heure où nous allions fuir son bateau.

    — Oui, Ned, il avait affaire chez son banquier.

    — Son banquier !

    — Ou plutôt sa maison de banque. J’entends par là cet Océan où ses richesses sont plus en sûreté qu’elles ne le seraient dans les caisses d’un État. »

    Je racontai alors au Canadien les incidents de la veille, dans le secret espoir de le ramener à l’idée de ne point abandonner le capitaine ; mais mon récit n’eut d’autre résultat que le regret énergiquement exprimé par Ned de n’avoir pu faire pour son compte une promenade sur le champ de bataille de Vigo.

    « Enfin, dit-il, tout n’est pas fini ! Ce n’est qu’un coup de harpon perdu ! Une autre fois nous réussirons, et dès ce soir s’il le faut…

    — Quelle est la direction du Nautilus ? demandai-je.

    — Je l’ignore, répondit Ned.

    — Eh bien ! à midi, nous verrons le point. »

    Le Canadien retourna près de Conseil. Dès que je fus habillé, je passai dans le salon. Le compas n’était pas rassurant. La route du Nautilus était sud-sud-ouest. Nous tournions le dos à l’Europe."

    Voir plus Voir moins
    30 min
Pas encore de commentaire