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L'insomnie

Written by: Tahar Ben Jelloun
Narrated by: Bernard Gabay
Length: 5 hrs and 52 mins
4 out of 5 stars (1 rating)

CDN$ 14.95/month after 30 days. Cancel anytime.

Publisher's Summary

"S'il vous plaît...un petit peu de sommeil...un petit peu de cette douce et agréable absence... Une simple échappée, une brève escapade, un pique-nique avec les étoiles dans le noir..."

Grand insomniaque, un scénariste de Tanger découvre que pour enfin bien dormir il lui faut tuer quelqu'un. Sa mère sera sa première victime. Hélas, avec le temps, l'effet s'estompe... Il doit récidiver. Le scénariste se transforme en dormeur à gages. Incognito, il commet des crimes qu'il rêve aussi parfaits qu'au cinéma. Plus sa victime est importante, plus il dort. Et c'est l'escalade. Parviendra-t-il à vaincre définitivement l'insomnie? Rien n'est moins sûr. Une erreur de scénario, et tout peut basculer.

©2019 Éditions Gallimard (P)2019 Éditions Gallimard

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Le prix du sommeil

C'est un roman court mais dense. Il ne bousculera certainement pas la littérature mais son originalité est quand même dérangeante. L'histoire est très simple : un scénariste marocain, le narrateur qui ne se nomme jamais, souffre d'insomnie et découvre que tuer lui procure le sommeil. Il tue sa mère pour l'essai. Ça fonctionne, mais c'est éphémère. Il devient donc une espèce unique de tueur en série. Il a l'excuse moralement satisfaisante de tuer des gens en fin de vie, lourdement handicapés ou mourants. Il se qualifie lui-même de *hâteur de mort*. Mais est-ce que ça lui suffira ? Les auditeurs pourraient être surpris. Toujours est-il qu'il a besoin de tuer pour accumuler des PCS, c'est-à-dire des ponts crédits sommeil et plus encore, des PCL, soit des points crédits libido. Dans un environnement textuel exempt de terreur, d'horreur et même de suspense, l'auteur sème la mort tout simplement pour permettre à son héros de dormir et ce, au nom d'une charité dont il a une définition assez singulière.

Ce roman est davantage un mode d'emploi qu'un roman. J'ai senti que l'auteur s'est fait plaisir en dérogeant un peu de son style habituel. Il a eu un éclair de génie et n'a pas vraiment réussi à en faire une histoire qui se tient. Après-tout, y tenait-il vraiment ? Son livre est teinté d'un humour noir, je dirais même tordu. Son style me rappelle sensiblement celui de Charles Bukovsky en moins recherché et moins alcoolisé...chaotique, tordu, déjanté. Ça n'est pas désagréable à écouter, ça ne doit pas être désagréable à lire non plus mais c'est redondant et ça devient ennuyant. au moins, le roman est court. C'est personnel, me direz-vous, mais c'est le genre de livre qu'on écoute ou qu'on lit avec un certain intérêt mais qu'on oublie vite. L'histoire est non évolutive et il y a beaucoup de passages crus et vulgaires. Je dois aussi ajouter que malheureusement, la narration de Bernard Gabay est passablement dépourvue d'émotion. Ça m'a ennuyé un peu mais je peux comprendre que Gabay ait ajusté sa voix à un récit aussi froid.

Enfin, c'est une histoire sans scénario ni objectif mais elle a le mérite de pousser à la réflexion sur des problèmes qui déchirent la société : la fin de vie, le suicide assisté, l'euthanasie. J'y ai senti une critique de la société, une timidité à aborder des problèmes au nom des Droits et Libertés. Et, ce qui n'était pas pour me déplaire, l'auteur met en perspective l'hypocrisie religieuse. Voilà...attendez-vous à une histoire gardant l'absurde à l'avant-plan et dans laquelle semer la mort juste pour dormir est traité avec une légèreté désarmante.