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Choses à Savoir TECH VERTE

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Auteur(s): Choses à Savoir
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Choses à Savoir
Épisodes
  • En Chine, les éoliennes flottent dans l’air ?
    Feb 1 2026

    Dans le ciel gris du Sichuan, certains ont levé la tête, un peu perplexes. Ce 11 janvier, au-dessus de la ville de Yibin, ce n’était ni un drone ni un ballon météo. Mais une éolienne. Oui, une éolienne volante. La société chinoise Beijing SAWES Energy Technology vient de tester, grandeur nature, une machine qui bouscule les codes du secteur. Oubliez les mâts géants plantés au sol. Ici, la production d’électricité prend de la hauteur. Littéralement.


    Sa plateforme, baptisée S2000, est construite en matériaux légers et remplie d’hélium. Elle flotte comme un dirigeable et capte les vents en altitude pour les convertir en énergie. Lors de ce vol d’essai, l’engin est monté jusqu’à 2 000 mètres au-dessus du sol. Résultat : 385 kilowattheures produits, directement injectés dans le réseau local, selon le Global Times, média proche du pouvoir chinois. Après un premier modèle, le S1500, présenté il y a quelques mois, l’entreprise franchit donc un cap supplémentaire. Plus haut, plus puissant.


    Visuellement, la machine ressemble à un grand ballon conique de 60 mètres de long sur 40 de large. Elle est reliée au sol par un câble qui assure à la fois sa stabilité… et le transport de l’électricité. À l’intérieur, douze turbines tournent pour maximiser la production. Son concepteur assure qu’il s’agit de la première éolienne capable d’opérer au-dessus de zones urbaines. Un argument clé. Le PDG, Weng Hanke, imagine deux usages principaux : alimenter des sites isolés, comme des postes-frontières, ou compléter les parcs éoliens traditionnels dans une logique énergétique « en trois dimensions ». Car là-haut, le vent est plus fort, plus régulier. À comparer avec les éoliennes terrestres, limitées à environ 155 mètres, le gain est évident. La forme même de la S2000 joue un rôle : l’air est canalisé et compressé avant d’atteindre les turbines, ce qui améliore encore le rendement. À terme, la plateforme pourrait produire jusqu’à 3 mégawatts.

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    2 min
  • 32 entreprises responsables de 50% des émissions mondiales de CO2 ?
    Jan 29 2026

    Pour la première fois, une année civile entière a dépassé la barre des +1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle. C’était l’objectif à ne pas franchir fixé par l’Accord de Paris. C’est le constat posé par Copernicus, le programme européen de référence sur le climat. Les rejets mondiaux de gaz à effet de serre ont encore progressé de 1,3 % par rapport à 2023, avec une consommation d’énergies fossiles toujours en hausse.


    Une étude, révélée par The Guardian, pointe des responsabilités très concentrées. Selon cette analyse, 32 entreprises de combustibles fossiles à elles seules seraient à l’origine de la moitié des émissions mondiales de CO₂ liées à la crise climatique en 2024. L’année précédente, elles étaient 36. Autrement dit : moins d’acteurs, mais toujours autant de pollution. Pour Tzeporah Berman, co-autrice du rapport et membre de l’initiative Fossil Fuel Non-Proliferation Treaty, la conclusion est sévère : un petit groupe d’entreprises domine les émissions mondiales et freine activement les politiques climatiques. La base de données Carbon Majors, qui suit 178 grands producteurs de pétrole, gaz, charbon et ciment depuis 1854, montre que les émissions ont augmenté dans toutes les régions du monde en 2024. Les entreprises asiatiques, à elles seules, représentent près d’un tiers du total.


    Et beaucoup de ces géants sont publics. Dix-sept des vingt plus gros émetteurs sont contrôlés par des États. Des pays comme l’Arabie saoudite, la Russie, la Chine ou l’Inde. Ce sont aussi ces mêmes États qui ont bloqué, lors de la COP30, une feuille de route vers la sortie des fossiles. À eux seuls, ils ont généré 38 % des émissions liées aux combustibles fossiles et au ciment. Les conséquences, elles, sont déjà mesurables : 213 vagues de chaleur plus intenses entre 2000 et 2023, près de la moitié du réchauffement actuel et un tiers de la hausse du niveau des mers imputables à ces émissions. Le coût économique ? Jusqu’à 3 600 milliards de dollars de pertes liées à la chaleur extrême entre 1991 et 2020. Pour l’ancienne négociatrice climat de l’ONU Christiana Figueres, ces grands émetteurs sont clairement « du mauvais côté de l’histoire ». Les investissements dans les énergies propres progressent, mais les mastodontes du carbone, eux, s’accrochent encore au passé.

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    2 min
  • Un constructeur d’éolienne demande 44 M€ à un petit village ?
    Jan 28 2026

    À Puyrolland, petit village de 200 habitants près de La Rochelle, un parc éolien validé par arrêté préfectoral en octobre 2019… n’a toujours pas vu le jour. Sur le papier, le projet semblait pourtant bien engagé. Baptisé « parc des Chênaies Hautes », il devait s’implanter sur trois communes des Vals de Saintonge, un territoire déjà très convoité par la filière : en 2023, 15 % des éoliennes de Nouvelle Aquitaine y étaient concentrées. À la manœuvre, la filiale française du groupe allemand Windstrom, qui revendique plus de 470 mâts installés en Europe. Mais à Puyrolland, rien ne sort de terre. Et l’affaire a pris un virage judiciaire. L’entreprise assigne aujourd’hui la commune et une cinquantaine de propriétaires devant le tribunal civil de Saintes. Une audience procédurale se tient cette semaine, sans encore aborder le fond.


    Ce que reproche Windstrom ? Le refus de la mairie d’accorder les autorisations de voirie nécessaires pour acheminer sept éoliennes géantes, culminant à 180 mètres en bout de pale. Le groupe réclame des servitudes de passage, et à défaut, 44 millions d’euros pour compenser le retard du chantier, soit environ 6,5 millions par an. Pour les élus, c’est une stratégie d’intimidation. « Leur objectif est de faire peur aux administrés », accuse l’un des avocats de la commune. La bataille se joue aussi devant la justice administrative. En décembre, la cour d’appel de Bordeaux a rejeté le recours du promoteur. Celui-ci s’est pourvu en cassation devant le Conseil d’État.


    Le maire, Thierry Giraud, reconnaît avoir d’abord été favorable. En 2016, il signe même une promesse de bail, en échange d’aides promises pour l’église ou des chèques énergie. Mais, selon lui, rien n’a suivi. « On ne voulait pas que le sacrifice soit vain », explique-t-il. Les habitants dénoncent un « passage en force ». Aujourd’hui, ce conflit dépasse la seule question des éoliennes. Il pose celle du rapport de force entre petits territoires ruraux et grands développeurs énergétiques. « On ne peut pas s’essuyer les pieds sur les communes comme sur un paillasson », lâche le maire. En face, Windstrom défend la stabilité des projets.

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