Page de couverture de Invité Afrique Midi

Invité Afrique Midi

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Auteur(s): RFI
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Du lundi au vendredi, un invité commente un fait marquant de l’actualité africaine au micro de Nicolas Sur dans Afrique midi à 12h30 TU sur RFI.

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  • Assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi: «Il y a aussi très probablement des intérêts étrangers»
    Feb 4 2026
    Saïf al-Islam Kadhafi a été assassiné en Libye ce mardi 3 février à l'âge de 53 ans. Le fils cadet de l'ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi a été tué par balles à son domicile à Zintan dans le nord-ouest du pays. Une enquête a été ouverte dans la foulée pour faire la lumière sur cet assassinat. Explications avec Virginie Colombier, docteure en sciences politiques et professeure à l'université Luiss Guido Carli de Rome. RFI : À qui profite le crime de tuer Saïf al-Islam Kadhafi en Libye ? Virginie Collombier : D’une certaine manière, ça profite à un certain nombre d'acteurs politiques qui continuent à le percevoir comme ses rivaux. Mais il y a aussi beaucoup de personnes qui ne vont pas forcément bénéficier de ce nouvel épisode, parce qu'il est à craindre que ça crée beaucoup d'instabilité de nouveau. Mais ses principaux adversaires politiques, que ce soit Dabaiba, que ce soit le clan Haftar, que ce soit même certains acteurs régionaux, peuvent avoir à gagner à la disparition de cette personnalité capable de rassembler malgré tout derrière lui. Justement, Saïf al-Islam Kadhafi était l'une des rares personnalités politiques en Libye qui appelait à la réunification du pays. Est-ce que c'est une raison pour se débarrasser de lui ? Il avait compris qu'il avait intérêt à jouer cette carte de la réconciliation nationale. Je ne dis pas s'il y croyait, s'il n'y croyait pas, mais disons qu'il a tenté de se positionner de cette manière dans un contexte où, depuis maintenant plus de dix ans, on a un pays qui est divisé entre deux camps. Et donc, lui, tentait de reprendre le flambeau de l'idée d'une Libye unie qui pouvait travailler ensemble et qui était rassemblée autour d'un grand projet de réconciliation nationale. Ce n'est pas quelque chose qui était nécessairement bien vue de la part des deux principaux centres de pouvoir, qui vraiment voient cette perspective d'une troisième voie ou d'une troisième composante du camp politique comme un possible danger pour leur capacité à se mettre d'accord et à continuer à partager le gâteau du pouvoir et des ressources. À lire aussiDécès de Saïf al-Islam Kadhafi: retour sur la trajectoire contrariée d'une succession libyenne Cet assassinat intervient moins de trois semaines après la mort, accidentelle ou pas, de Mohamed Al-Haddad, qui dirigeait l'armée de l'ouest libyen. Est-ce que vous y voyez un rapport ? Malheureusement, on peut se poser cette question. Il y a eu la mort de Mohamed Haddad il y a quelques semaines, il y a aussi quelques mois, la mort pas du tout accidentelle, dans le cadre d'affrontements armés avec des groupes liés à Dabaiba, d'un autre chef, un autre acteur sécuritaire très important de Tripoli. Ce qui fait donc naître beaucoup de soupçons et de doutes sur la nature de ces assassinats, qui sont présentés par le public libyen comme des assassinats politiques. On a l'impression qu'il y a une sorte de processus pour éliminer les uns après les autres les acteurs qui, potentiellement, ont une capacité à rassembler autour d'eux ou à jouer un rôle sur le plan sécuritaire. Donc, ça fait penser à beaucoup, que ce soit du côté du clan Dabaiba, soit du côté du camp Haftar. Il y a de toute façon un intérêt à éliminer ces figures-là pour éliminer toute opposition à un nouveau projet politique et à une nouvelle reconfiguration du pouvoir. Effectivement, on peut difficilement ne pas faire le lien entre au moins ces trois assassinats importants qui tous les trois sont survenus dans des conditions particulièrement troubles. Justement, beaucoup de questions sont posées par beaucoup de Libyens sur le timing de cette opération... Oui, le timing est d'autant plus problématique et important que, depuis maintenant quelques semaines, a enfin commencé le fameux dialogue structuré qui était présenté comme un des points essentiels de la nouvelle initiative de la représentante des Nations unies en Libye, et qui avait vocation à rassembler des acteurs libyens de toutes tendances pour essayer de réfléchir sur quatre thématiques principales qui sont au centre du conflit, et d'essayer d'arriver à proposer une sortie de crise avec un accord sur un certain nombre de questions liées à la base constitutionnelle, sur les principaux enjeux, en fait, les choses qui ont bloqué l'accord politique depuis maintenant plusieurs années. Donc, le fait que cet assassinat ait lieu à ce moment précis peut aussi être interprété comme une tentative de faire dérailler ce processus onusien, un peu comme ce qui s'était passé en 2019, lorsque la Conférence nationale prévue par les Nations unies au cours de l'année précédente avait complètement capoté du fait de l'intervention militaire de Haftar contre la capitale, Tripoli. À lire aussiLibye: ce que l'on sait sur les circonstances de la mort de Saïf al-Islam Kadhafi Quelles conséquences a cet assassinat ...
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    9 min
  • RDC: L'importance du site minier de Rubaya pour les rebelles de l'AFC M23 qui le contrôlent
    Feb 2 2026

    Dans l'est de la RDC, un glissement de terrain sur le site minier de Rubaya a fait, jeudi 29 janvier 2026,des dizaines de morts : 200 selon Kinshasa, le double selon la société civile. Ce site qui produit entre 15 et 30% du coltan mondial est donc au cœur du conflit qui fait rage dans la région entre l'AFC M23 et le gouvernement congolais. Pour en parler, notre invité est Jean-Pierre Okenda, directeur de l’ONG congolaise La Sentinelle des ressources naturelles.

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    6 min
  • Attaque de l'aéroport: «C'est la première fois que Niamey connaît une attaque d'une telle ampleur»
    Jan 30 2026

    Dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 janvier, une attaque d'envergure a été menée sur la base aérienne de Niamey, au Niger. Selon un bilan du ministère de la Défense nationale, 20 assaillants, qualifiés de « mercenaires », ont été neutralisés et 11 ont été arrêtés. Jeudi, le président Abdourahamane Tiani s'est rendu à l'aéroport où se trouve la flotte aérienne de l'armée. Il a salué la bravoure des soldats nigériens mais aussi russes qui ont repoussé les assaillants. Seidik Abba, président du Centre international d'études et de réflexions sur le Sahel (CIRES), est l'invité d'Afrique Midi.

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