Épisodes

  • Retrait américain de l’OMS: «Le choc, ce n’est pas seulement l’argent: c’est l’expertise qui quitte la table»
    Feb 5 2026

    À Genève, l’Organisation mondiale de la santé entre dans une séquence décisive : réunion du Conseil exécutif depuis lundi sur fond de crise financière après le retrait des États-Unis. Le directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, y voit l’occasion de « se recentrer » sur la mission de l’organisation, tandis que certains pays s’interrogent sur sa « raison d’être ». Que change la perte du principal donateur et que faut-il préserver pour rester utile aux pays qui en ont le plus besoin, notamment en Afrique ? Les réponses d'Antoine Flahault, médecin épidémiologiste et professeur de santé publique.

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  • Assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi: «Il y a aussi très probablement des intérêts étrangers»
    Feb 4 2026
    Saïf al-Islam Kadhafi a été assassiné en Libye ce mardi 3 février à l'âge de 53 ans. Le fils cadet de l'ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi a été tué par balles à son domicile à Zintan dans le nord-ouest du pays. Une enquête a été ouverte dans la foulée pour faire la lumière sur cet assassinat. Explications avec Virginie Colombier, docteure en sciences politiques et professeure à l'université Luiss Guido Carli de Rome. RFI : À qui profite le crime de tuer Saïf al-Islam Kadhafi en Libye ? Virginie Collombier : D’une certaine manière, ça profite à un certain nombre d'acteurs politiques qui continuent à le percevoir comme ses rivaux. Mais il y a aussi beaucoup de personnes qui ne vont pas forcément bénéficier de ce nouvel épisode, parce qu'il est à craindre que ça crée beaucoup d'instabilité de nouveau. Mais ses principaux adversaires politiques, que ce soit Dabaiba, que ce soit le clan Haftar, que ce soit même certains acteurs régionaux, peuvent avoir à gagner à la disparition de cette personnalité capable de rassembler malgré tout derrière lui. Justement, Saïf al-Islam Kadhafi était l'une des rares personnalités politiques en Libye qui appelait à la réunification du pays. Est-ce que c'est une raison pour se débarrasser de lui ? Il avait compris qu'il avait intérêt à jouer cette carte de la réconciliation nationale. Je ne dis pas s'il y croyait, s'il n'y croyait pas, mais disons qu'il a tenté de se positionner de cette manière dans un contexte où, depuis maintenant plus de dix ans, on a un pays qui est divisé entre deux camps. Et donc, lui, tentait de reprendre le flambeau de l'idée d'une Libye unie qui pouvait travailler ensemble et qui était rassemblée autour d'un grand projet de réconciliation nationale. Ce n'est pas quelque chose qui était nécessairement bien vue de la part des deux principaux centres de pouvoir, qui vraiment voient cette perspective d'une troisième voie ou d'une troisième composante du camp politique comme un possible danger pour leur capacité à se mettre d'accord et à continuer à partager le gâteau du pouvoir et des ressources. À lire aussiDécès de Saïf al-Islam Kadhafi: retour sur la trajectoire contrariée d'une succession libyenne Cet assassinat intervient moins de trois semaines après la mort, accidentelle ou pas, de Mohamed Al-Haddad, qui dirigeait l'armée de l'ouest libyen. Est-ce que vous y voyez un rapport ? Malheureusement, on peut se poser cette question. Il y a eu la mort de Mohamed Haddad il y a quelques semaines, il y a aussi quelques mois, la mort pas du tout accidentelle, dans le cadre d'affrontements armés avec des groupes liés à Dabaiba, d'un autre chef, un autre acteur sécuritaire très important de Tripoli. Ce qui fait donc naître beaucoup de soupçons et de doutes sur la nature de ces assassinats, qui sont présentés par le public libyen comme des assassinats politiques. On a l'impression qu'il y a une sorte de processus pour éliminer les uns après les autres les acteurs qui, potentiellement, ont une capacité à rassembler autour d'eux ou à jouer un rôle sur le plan sécuritaire. Donc, ça fait penser à beaucoup, que ce soit du côté du clan Dabaiba, soit du côté du camp Haftar. Il y a de toute façon un intérêt à éliminer ces figures-là pour éliminer toute opposition à un nouveau projet politique et à une nouvelle reconfiguration du pouvoir. Effectivement, on peut difficilement ne pas faire le lien entre au moins ces trois assassinats importants qui tous les trois sont survenus dans des conditions particulièrement troubles. Justement, beaucoup de questions sont posées par beaucoup de Libyens sur le timing de cette opération... Oui, le timing est d'autant plus problématique et important que, depuis maintenant quelques semaines, a enfin commencé le fameux dialogue structuré qui était présenté comme un des points essentiels de la nouvelle initiative de la représentante des Nations unies en Libye, et qui avait vocation à rassembler des acteurs libyens de toutes tendances pour essayer de réfléchir sur quatre thématiques principales qui sont au centre du conflit, et d'essayer d'arriver à proposer une sortie de crise avec un accord sur un certain nombre de questions liées à la base constitutionnelle, sur les principaux enjeux, en fait, les choses qui ont bloqué l'accord politique depuis maintenant plusieurs années. Donc, le fait que cet assassinat ait lieu à ce moment précis peut aussi être interprété comme une tentative de faire dérailler ce processus onusien, un peu comme ce qui s'était passé en 2019, lorsque la Conférence nationale prévue par les Nations unies au cours de l'année précédente avait complètement capoté du fait de l'intervention militaire de Haftar contre la capitale, Tripoli. À lire aussiLibye: ce que l'on sait sur les circonstances de la mort de Saïf al-Islam Kadhafi Quelles conséquences a cet assassinat ...
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  • RDC: L'importance du site minier de Rubaya pour les rebelles de l'AFC M23 qui le contrôlent
    Feb 2 2026

    Dans l'est de la RDC, un glissement de terrain sur le site minier de Rubaya a fait, jeudi 29 janvier 2026,des dizaines de morts : 200 selon Kinshasa, le double selon la société civile. Ce site qui produit entre 15 et 30% du coltan mondial est donc au cœur du conflit qui fait rage dans la région entre l'AFC M23 et le gouvernement congolais. Pour en parler, notre invité est Jean-Pierre Okenda, directeur de l’ONG congolaise La Sentinelle des ressources naturelles.

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  • Attaque de l'aéroport: «C'est la première fois que Niamey connaît une attaque d'une telle ampleur»
    Jan 30 2026

    Dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 janvier, une attaque d'envergure a été menée sur la base aérienne de Niamey, au Niger. Selon un bilan du ministère de la Défense nationale, 20 assaillants, qualifiés de « mercenaires », ont été neutralisés et 11 ont été arrêtés. Jeudi, le président Abdourahamane Tiani s'est rendu à l'aéroport où se trouve la flotte aérienne de l'armée. Il a salué la bravoure des soldats nigériens mais aussi russes qui ont repoussé les assaillants. Seidik Abba, président du Centre international d'études et de réflexions sur le Sahel (CIRES), est l'invité d'Afrique Midi.

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  • Finale de la CAN : Joseph-Antoine Bell s’exprime sur les sanctions et la polémique Sénégal-Maroc
    Jan 29 2026
    Onze jours après la finale chaotique de la CAN de foot remportée par le Sénégal 1-0 face au Maroc, le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF) a communiqué ses sanctions. Le Sénégal, dont des joueurs avaient quitté le terrain pour protester contre un penalty accordé aux Marocains, reste champion d’Afrique, mais son sélectionneur et plusieurs de ses joueurs écopent de matches de suspension. Des sanctions sont aussi prononcées côté marocain. Notre consultant Joseph-Antoine Bell, qui avait commenté cette finale pour RFI, est l'invité d'Afrique Midi. RFI : Joseph-Antoine Bell, la commission disciplinaire de la CAF a donc rendu ses sanctions après les incidents qui ont émaillé, il y a bientôt quinze jours, la finale de la Coupe d'Afrique des nations entre le Maroc et le Sénégal. C'était sous vos yeux, puisque vous commentiez, ce soir-là, la finale pour RFI. Les deux camps sont sanctionnés, mais le Sénégal garde son titre. Vous trouvez ça logique, normal ? Joseph-Antoine Bell : Ah oui, ceux qui sont allés jusqu'à penser que le Sénégal pouvait être dépouillé de son titre exagéraient un peu. Il y avait une seule possibilité pour que le Sénégal n’ait pas le titre, c’était de le déclarer forfait sur-le-champ. Si l’arbitre avait été moins humain, il aurait demandé à exécuter le penalty et, à ce moment-là, il aurait constaté l’absence des Sénégalais et donc le forfait, mais il ne l’a pas fait. Donc le Sénégal ensuite a joué, le match s’est poursuivi, le Sénégal a eu son titre. Maintenant, les sanctions sont des sanctions disciplinaires et administratives et nous l’avions annoncé en direct. Donc les heureux auditeurs de RFI ne sont pas surpris de ce qui arrive aujourd’hui. Quand même, les Sénégalais auront refusé de jouer pendant un quart d’heure. Finalement, ça n’a pas du tout prêté à conséquence. Seuls deux joueurs sont sanctionnés en plus du sélectionneur. Les Marocains crient au scandale. On peut les comprendre quand même ? Oui, on peut les comprendre parce que la rigueur de la loi a été un petit peu diluée pour pouvoir en arriver là. C’est vrai parce qu’il fallait ne pas entacher le côté sportif de cette affaire-là et donc on a été indulgents. Je dirais que cela va peut-être encourager tous ceux qui ont la mauvaise foi de polluer l’environnement d’un match pour bénéficier d’un préjugé favorable, mais d’un préjugé qui est totalement corrompu. C’est-à-dire qu’il vous suffit de crier qu’on va jouer, vous allez voir l’arbitre, le public, le machin, les adversaires pour que tout le monde se dise « il ne faut surtout pas que ça arrive » et que ce qui est normal devienne anormal. Et, c’est ce qui s’est passé au Maroc. Les réseaux sociaux ont pourri l’environnement de la compétition en désignant les arbitres à la vindicte populaire. Mais, vous savez, il n’y a jamais eu de compétition où les compétiteurs disent que les arbitres sont bons. Les arbitres ont bon dos. C’est un corps qui est toujours attaqué, alors que le principe de base est précisément de ne pas penser à eux. Ce sont des sportifs qui viennent là pour réaliser une belle performance, eux aussi, mais ils n’ont pas de supporters et ils n’ont pas de camp, donc évidemment chacun des deux camps est enclin à les attaquer à tour de rôle. Cette tactique-là, qui avait déjà été employée par d’autres adversaires auparavant, au point que même ceux qui n’ont pas rencontré le Maroc se disaient victimes de l’arbitrage à cause du Maroc, c’est exagéré. Il faut ne pas prêter attention à cela et c’est pour cela que la sanction vis-à-vis des dirigeants qui encouragent cela, vis-à-vis de tous ceux qui, par la suite, même dans le calme de l’après-match, continuent à véhiculer de fausses nouvelles, leur sanction est tout à fait adaptée et tout à fait justifiée. Pape Thiaw, le sélectionneur sénégalais, écope de cinq matchs de suspension de la CAF. Il pourra diriger son équipe au Mondial. Les sanctions ne sont pas étendues à la FIFA. Clémence incompréhensible pour certains. Vous pensez la même chose ? Non, je pense que c’était simplement un raisonnement, encore une fois, humain, en se disant « oui, il a fauté », mais faut pas oublier que Pape Thiaw, logiquement, sa faute est très grave, mais elle bénéficie de circonstances atténuantes. C’est-à-dire que le soir même, à la sortie même du stade, il avait déjà présenté des excuses. Donc, comme on dit qu’une faute avouée est à moitié pardonnée. Il a présenté ses excuses tout de suite. Et tant pis pour tous ceux qui, les va-ten guerre qui disaient qu'« il a raison, il faut sortir ». Lui, qui a fait sortir, dit « non, je me suis trompé, fallait pas le faire ». Et bien que les autres apprennent. Donc je pense que d’avoir cette clémence, de ne pas le priver de Coupe du ...
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  • «L’attention médiatique sur les crises humanitaires diminue», selon l'ONG Care
    Jan 28 2026

    L'ONG humanitaire Care publie ce mercredi 28 janvier son rapport sur les « crises oubliées », celles que les bailleurs et les médias ignorent. Huit des dix crises recensées par Care se déroulent sur le continent africain. Quels sont les pays concernés ? Comment se traduit cet « oubli » ? Adéa Guillot, la porte-parole de l'ONG Care en France, est l'invitée d'Afrique midi.

    Le rapport de l'ONG Care est disponible ici.

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  • Tensions Maroc/Sénégal depuis la CAN: «Une parenthèse infinitésimale» dans des relations au long cours
    Jan 27 2026

    Le Premier ministre sénégalais est depuis ce lundi 26 janvier en visite officielle au Maroc. Ousmane Sonko a notamment présidé avec son homologue Aziz Akhannouch la 15ᵉ session de la commission mixte maroco-sénégalaise dans un contexte de tensions entre les deux pays suite aux incidents parfois violents qui ont émaillé il y a dix jours la finale de la CAN. Le chercheur Bakary Sambe, président du Timbuktu Institute et auteur de l'ouvrage Le Maroc africain, trajectoire d'une ambition continentale, est l’invité d’Afrique midi.

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  • Sommet de la Cémac: «Le FMI attend plus de fermeté dans les politiques budgétaires»
    Jan 23 2026

    Un sommet des chefs d'État de la Communauté économique et monétaire des États d'Afrique centrale (Cémac), qui regroupe le Congo-Brazzaville, le Tchad, le Gabon, le Cameroun, la Centrafrique et la Guinée équatoriale, était organisé jeudi 22 janvier à Brazzaville. Il était consacré aux menaces, telles que l'inquiétude exprimée par le Fonds monétaire international. Djimadoum Mandekor, économiste et ancien directeur au siège de la Banque des États d'Afrique centrale (BÉAC), est l’invité d’Afrique midi.

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