Mon premier stade, c’est le sport expliqué aux enfants. Ici, on répond à toutes leurs interrogations, on décrypte les règles, on raconte l’histoire des grands sportifs, on apprend tout sur le sport. Dans cette série en 5 épisodes, on s'intéresse à la CAN, à l'occasion de la 35ème édition qui se déroule au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026.
Dans cet épisode, Axelle, 10 ans et demi, jeune supportrice ivoirienne se demande si le football nous fait encore rêver à traver un évènement majeur, la coupe d'Afrique des Nations.
C'est vrai que nous sommes nombreux autour de la planète à nous intéresser au ballon rond. La Fifa affiche fièrement 5 milliards de supporters de football dans le monde.
Un chiffre qui ne s'est pas forcément retrouver dans les tribunes des stades marocains, désespérement vides au début de la compétition. Forcément les images embarrassent les organisateurs mais à chaque CANou presque. on s’étonne de voir des gradins sans spectateur. Hormis quelques problèmes avec la billetterie, la raison tient surtout dans le prix des places, du déplacement et de l’hébergement. D’ailleurs, il suffit bien souvent d’ouvrir les portes gratuitement pour voir les stades se remplir comme par magie.
La beauté de la CAN
L'engouement est bien au rendez-vous par cette CAN marocaine retransmise dans les 54 pays africains et 30 pays européens. Un record historique pour la confédération africaine.
Cette 35ème édition, nous a bien donné de quoi rêver entre :
• Le but décisif du jeune Burkinabè Georgi Minoungou en phase de poule. Aveugle d’un œil, il marque lors du dernier match de poule contre la Guinée équatoriale, et permet au Burkina Faso de se qualifier pour les huitièmes.
• Les retournés acrobatiques du marocain Ayoub El Kaabi, directement propulsé dans le palmarès des plus beaux buts de la compétition
• Les spectateurs aussi font rêver à l'image de Michel Kuka Mboladinga. Ce supporter congolais, a passé tous les matchs de la RDC, en tribune debout sur un piédestal, immobile, telle la statue de Patrice Lumumba. Véritable hommage à l’ancien premier ministre de la République démocratique du Congo et figure de l’indépendance du pays.
Et la liste est non exhaustive.
Le Foot : tout pour le business ?
Mais le football n'est pas épargnée par les polémitiques qui entache la beauté du jeu. Par exemple, l’annonce surprise du président de la confédération africaine de football d’organiser la CAN tous les 4 ans et non plus tous les deux ans ne fait pas rêver tout le monde. Le débat ne désenfle pas. Certains y voient un moteur de développement pour le foot africain, d’autres s’insurgent contre une décision dictée par la FIFA et les clubs européens.
Le football génère aussi beaucoup d'argent. L'élargissement du format de la Coupe du monde à 48 équipes et non plus 32 va dans ce sens. La FIFA estime à 11 milliards d'euros les retombées du Mondial 2026 aux Etats-Unis, Mexique, Canada. Le double de ce qu'avait rapporté la précédente coupe du monde au Qatar.
De quoi alimenter encore un peu plus les débats sur le foot business...