Page de couverture de Un jour au village

Un jour au village

Un jour au village

Auteur(s): RFI
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À propos de cet audio

«Un jour au village» rend compte des enjeux, difficultés et opportunités qui animent le monde rural de l’Afrique francophone, un espace qui fait face à des mutations et doit composer avec l’évolution des modes de vie des sociétés qui la composent. Kpénahi Traoré donne la parole aux actrices et acteurs directement concernés par ces questions d’agriculture, de pêche, d’artisanat, mais aussi enjeux de vie sociale, d’économie, de connexion avec le reste du pays ou de lutte contre l'exode rural. Réalisation : Nathalie Laporte. Diffusions samedi à 13h10 TU (toutes cibles), 18h10 (Afrique peul), 18h30 (Afrique mandenkan) ; le lundi à 03h10 TU. (Heure de Paris = TU + 1, en heure d'hiver).

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  • L'entreprenariat agropastoral en Guinée, une alternative au chômage en milieu rural
    Jan 31 2026

    Nous sommes aujourd’hui en Guinée pour mettre en lumière une initiative agropastorale ; c’est une ferme intégrée près de la ville de Fria, à 160 km de Conakry. Cette ferme lancée en 2022 est portée par trois frères qui ont décidé d’expérimenter l’agripreneuriat, c’est-à-dire l’entreprenariat agropastoral. Un moyen de contribuer à l’économie de la chaîne de valeur agriculture et élevage et de créer des emplois.

    Mais cela n’est pas sans difficultés, notamment avec l’accès difficile aux financements. Comment entreprendre dans l’agriculture, et l’élevage pourrait être une réponse au chômage des jeunes, surtout en milieu rural ?

    Invité : Lansana Youla, agripreneur et cofondateur de la ferme intégrée de Fria.

    Radio partenaire : Radio Seneyo en Côte d’Ivoire.

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    19 min
  • En Guinée, les producteurs de manioc demandent plus de soutien de l’État
    Jan 24 2026

    Le manioc est un tubercule consommé dans plusieurs pays d’Asie, d’Amérique centrale et du Sud, mais aussi d’Afrique. En Guinée, la saison des récoltes a commencé et c’est aussi à cette période que les producteurs font face à de nombreux défis, notamment le manque d’unités de transformation et la rareté des acheteurs.

    Les paysans rencontrent des difficultés pour stocker et commercialiser leurs productions. Entre l’état de dégradation des routes et le manque d’acheteurs, ils enregistrent régulièrement des pertes. Fodé Amadou Condé est agriculteur à Baranama, près de Kankan. Il exploite une plantation de 5 hectares, et il est parfois obligé de garder sa production dans son champ à la merci des intempéries et des vols.

    « Nous n’avons pas de lieux de stockage, après la récolte nous transportons le manioc jusqu’en ville sans savoir où le garder. Il y a aussi le fait que nous manquons d’acheteurs. Pendant ce temps, les insectes attaquent le manioc, et ça pourrit », se désole Fodé Amadou Condé.

    Malgré tous ces défis, ce paysan ne compte pas abandonner le manioc au profit d’autres cultures vivrières comme le fonio, le maïs ou encore le riz car, explique-t-il, « les sols agricoles en Haute Guinée sont mieux adaptés à la production de manioc ; et ce que tu gagnes avec le manioc, tu ne peux pas avoir la même chose avec d’autres cultures, parce qu’il n’y a que le manioc que nous pouvons cultiver en grande quantité sans trop investir », argumente-t-il. Pour amorcer une meilleure structuration de la filière et soutenir les agriculteurs dans les différentes étapes de la production, un groupement de producteurs a vu le jour en 2024. Il s’agit de la Fédération des producteurs de Manioc à Kankan, appelée en langue locale malinké, « Banaku lasabati » ; en français, la valorisation du manioc. « Les producteurs de manioc n’ont reçu aucun accompagnement pour valoriser ce secteur, leurs productions constituent leurs efforts personnels sans aucun soutien, c’est un gros problème », déclare Layeba Condé, conseiller agricole et coordinateur technique de la fédération. À cela, s’ajoutent les problèmes d’intrants pour les agriculteurs qui n’ont pas accès à une large palette de variétés. Ils doivent aussi composer avec la dégradation avancée des routes enfreignant le transport des produits vers les centres urbains et toucher plus d’acheteurs.

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    20 min
  • Au Cameroun, la filière lait s’améliore malgré le déficit
    Jan 17 2026

    Le Cameroun produit actuellement environ 170 000 à 180 000 tonnes de lait par an, une production ne couvrant pas pour le moment la demande locale ; alors que le pays avait lancé il y a quelques années, un plan de redynamisation, le Prodel, le projet de développement de l’élevage.

    Dans le cadre du Prodel, le Cameroun a acquis entre 2020 et 2023, plus de 400 vaches laitières françaises montbéliardes, pour booster sa production. Des vaches appréciées pour leur capacité d’adaptation aux conditions climatiques difficiles, notamment la chaleur, mais surtout pour la qualité et la quantité du lait produit. Elles peuvent donner jusqu’à 25 litres de lait par vache et par jour. Plusieurs éleveurs avaient été associés à ce projet, notamment dans l’Adamaoua, le grand bassin laitier et d’élevage du pays. Le Cameroun a-t-il atteint son objectif ? Où en est le secteur, quelques années après cette initiative ? Nous faisons un état des lieux avec nos invités.

    Invités :

    • Roland Ziebé, docteur vétérinaire, enseignant à l’Université de Maroua, et responsable des Formations du Projet de Développement de l'Élevage (PRODEL)
    • Mamoudou Bia, président de la Coopérative des collecteurs de lait de l’Adamaoua et éleveur.

    Radio partenaire : Radio communautaire de Boma en RDC.

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    19 min
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