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En plein cœur

Auteur(s): Louise Penny
Narrateur(s): Raymond Cloutier
Série: Armand Gamache enquête, Livre 1
Durée: 11 h
4.5 out of 5 stars (21 évaluations)

CDN$ 14,95 par mois; les 30 premiers jours sont gratuits. Annulable en tout temps.

Description

Three Pines, dans les Cantons-de-l’Est, est un petit coin de paradis. Durant le week-end de l’Action de grâce, Jane Neal est trouvée morte dans les bois, le cœur transpercé. Ce qui pourrait n’être qu’un bête accident de chasse laisse perplexe Armand Gamache, l’inspecteur-chef de la Sûreté du Québec. Qui pourrait bien souhaiter la mort de cette enseignante à la retraite, artiste à ses heures, qui a vu grandir tous les enfants du village? En détective expérimenté, Armand Gamache se doute qu’un serpent se cache au cœur de l’éden, un être dont les zones d’ombre sont si troubles qu’il doit se résoudre au meurtre…

©2005 Louise Penny 2010, Flammarion Québec, pour la traduction française (P)2019 Audible, Inc.

Dans les coulisses avec Raymond Cloutier

Raymond Cloutier nous présente En plein coeur, de Louise Penny, cette écrivaine qui a fait connaître le Québec aux amateurs de polars du monde entier.
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À propos de l’auteure

Née à Toronto, mais établie depuis plusieurs années au Québec, dont elle est devenue l’une des meilleures ambassadrices, Louise Penny est une auteure acclamée internationalement. Sa série de l’inspecteur Gamache a été traduite en 29 langues et s’est vendue à plus de 7,5 millions d’exemplaires, faisant connaître le Québec, et plus particulièrement la région des Cantons-de-l’Est, partout dans le monde.

Lauréate de nombreux prix littéraires, Louise Penny a entre autres remporté le prix Dagger (Royaume-Uni), le prix Arthur-Ellis (Canada) et les prix Anthony, Barry, Dilys et Macavity (aux États-Unis). Elle est aussi la seule écrivaine à avoir gagné sept fois le très prestigieux prix Agatha, ce qui fait d’elle «la plus récompensée des auteurs canadiens de romans policiers», selon le magazine Maclean's. Elle a été nommée membre de l’Ordre du Canada en 2013, et officière de l’Ordre national du Québec en 2017. Ultime consécration: son nom apparaît dans Le Petit Larousse illustré 2019!

Photographié par Jean-François Bérubé.

À propos du narrateur

Raymond Cloutier est un comédien très connu du public québécois. Sa carrière florissante l’a amené à se produire tant au théâtre qu’au petit et au grand écran. Fraîchement diplômé du Conservatoire d’art dramatique de Québec, il cofonde, en 1969, la troupe Le Grand Cirque Ordinaire. Il monte sur les planches pour de nombreuses œuvres, dont Qui a peur de Virginia Woolf?, Les Fourberies de Scapin, Une dangereuse obsession, Dans l’univers de Marcel Pagnol et Manifeste de la Jeune-Fille. Au cinéma, il fait ses débuts dans Red et La tête de Normande St-Onge de Gilles Carle, puis on le voit, entre autres, dans Cordélia, L’Affaire Coffin, Mathusalem, Liste Noire et Nous sommes les autres.

Au petit écran, il a été de la distribution de nombreuses téléséries et téléromans populaires, comme Duplessis, Montréal Ville Ouverte, Scoop, Ces enfants d’ailleurs, L’Ombre de l’épervier, Mémoires vives, Monsieur le Ministre, Les Machos, Le Retour, Rivières-des-Jérémie, La Chambre no 13, Les hauts et les bas de Sophie Paquin, Toute la vérité et L’Auberge du chien noir. Il mène en parallèle une carrière d’enseignant en interprétation dans différentes écoles de théâtre et écrit des romans. Sa passion pour les livres l’amène à animer à la radio Des idées plein la tête, Vous m’en lirez tant ainsi que Porte Ouverte.

Ce que les auditeurs disent de En plein cœur

Moyenne des évaluations de clients
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Histoire
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Problématique à bien des égards

Je me suis procuré ce livre gratuitement en profitant d’une promotion d’Audible au moment de sa sortie en livre audio. Je n’avais jamais lu de Louise Penny auparavant, mais je connaissais son parcours et savais que la critique lui réservait généralement un accueil chaleureux et que plusieurs de ses romans avaient été primés. En temps normal, je l’aurais avec certitude lu en anglais, mais c’est la version française qui était offerte. Ce fut une grande déception mêlée d’incompréhension. J’ignore si la mesure de son talent a progressé au fil de ses publications subséquentes ou si ce roman est à l’image de l’ensemble de sa production — il lui a pourtant permis de rafler de nombreux prix —, mais j’ai trouvé que c’était une œuvre convenue et plutôt quelconque.

La caractérisation des personnages grossière m’est apparue comme l’élément le plus problématique : la plupart semblent plaqués et manquent cruellement de nuances. Les personnages au cœur de l’action et qui bénéficient d’une description plus détaillée paraissent encore plus incongrus, victimes de cette surexposition, en commençant par l’inspecteur de la Sûreté du Québec Armand Gamache. J’ai essayé d’être bon joueur et de m’abandonner, mais je n’ai pas cru au personnage un seul instant. Si Penny voulait créer un personnage de policier aussi atypique, il aurait fallu qu’elle soutienne sa proposition en étoffant le passé de Gamache et en relatant le parcours de vie hors du commun qui aurait pu contribuer à faire de lui un agent de la SQ aussi improbable, en commençant par son habillement. Je comprends que Penny a voulu faire de Gamache un inspecteur excentrique comme celui d’un whodunit et lui donner une couleur britannique en l’habillant de Burberry, mais ça m’a semblé hautement improbable. Je n’arrive pas du tout à m’imaginer quel inspecteur de la SQ porterait du Burberry. La griffe Burberry est virtuellement inexistante de la culture au Québec, encore plus chez les francophones, à un point tel que je crois même qu’une majorité de Québécois serait incapable de reconnaître le nom. De plus, même si un inspecteur de la SQ gagne assez bien sa vie aurait en principe la capacité financière de se payer des fringues Burberry, les prix demeureraient toutefois hautement prohibitifs. Les salaires des policiers sont loin d’être suffisamment élevés pour rendre ces vêtements abordables; il s’agirait de dépenses complètement extravagantes. Au Québec, une minorité d’individus magasine chez les couturiers et si parmi eux on compte des policiers, ils doivent être rarissimes. De plus, du point de vue pratique, il n’existe aucune boutique Burberry au Québec si ce n’est un comptoir dans une grande surface, l’offre de vêtements Burberry est donc infinitésimale.

J’aurais bien sûr laissé glisser s’il n’avait été question que d’un style vestimentaire, mais l’inspecteur Gamache possède des savoirs très aiguisés dans de multiples sphères d’un bout à l’autre du spectre de la connaissance. Je n’ai peut-être pas connu les bons policiers, mais ceux que j’ai connus, ne connaissaient certainement pas les lauréats du Prix du Gouverneur Général de poésie (connaissent-ils seulement l’existence du prix), n’avaient certainement pas de poète préféré et encore moins la capacité à déclamer des poèmes entiers de mémoire. Les grands lecteurs possédant de grandes bibliothèques bien garnies d’ouvrage littéraire et les amateurs de théâtre ne doivent pas faire légion non plus. Je peux bien sûr me tromper, mais il me semble vraiment improbable, voire farfelu, qu’un grand nombre d’entre eux soit capable de citer au vol des passages bibliques et d’en fournir les indications de livre, de chapitre et de verset spontanément, ou qu’ils soient aptes à discuter, de manière soutenue, de concepts et d’idées provenant d’une variété d’ouvrages de psychologie et de philosophie. À ce portrait déjà peu crédible, ajoutons des connaissances approfondies de l’histoire de l’art, de la peinture, des arts décoratifs (Gamache identifie notamment un mobilier de style Louis XIV), de l’architecture de maisons ancestrales datant du XVIIIe et XVIX siècle, des antiquités et de techniques avancées d’ébénisterie. Penny lui confère également des connaissances et une appréciation des domaines de la sommellerie et de la gastronomie. Je ne prétends pas qu’il est impossible pour un policier d’être cultivé, mais je suis forcé d’admettre que la grande majorité de ceux que j’ai connus ne possédait pas ce type de connaissances générales ni d’intérêt très développé pour l’un ou l’autre de ces domaines de connaissances.

Les personnages secondaires manquent gravement de nuances et l’auteure les fait évoluer à l’intérieur d’une logique manichéenne grossière. Le fait que les personnages soient aussi unidimensionnels ce qui ne contribue pas tellement à les rendre humains ou tout simplement attachants. La caractérisation est la plupart du temps fait de la manière la plus simpliste, soit, par le chemin le plus court avec bien peu de finesse ; au lieu d’exister et de prendre vie, les choses sont nommées.

Aussi, le roman est souvent moralisateur et bien-pensant et on y perçoit de nombreux jugements à l’emporte-pièce et un presque mépris de la jeunesse et des classes ouvrières. On retrouve parmi les personnages un couple de personnages homosexuels que l’on pourrait décrire exactement comme cela : « couple homosexuel », tant ils semblent faits de carton.

Finalement, je ne sais pas à quel point la traduction y est pour quelque chose, mais les dialogues sont particulièrement mauvais et laborieux. Pour empirer la situation, la narration est affectée et ennuyeuse et Raymond Cloutier ne semble pas toujours savoir s’il est en français québécois ou en français standard, on a donc parfois droit à des « d » et des « t » affriquées (tu : t-s-u)(dit : d-z-i) comme au Québec, dans certains cas, ou non atriquées (tu : tu) (dit : di) comme en France ce qui nuit à l’authenticité de la performance déjà un peu précieuse.

En résumé, j’ai trouvé cette œuvre plutôt faible et très décevante et je ne m’explique pas qu’on lui ait réservé un tel accueil et accordé autant de prix. Peut-être les autres ouvrages de Penny sont-ils excellents, mais personnellement, je n’ai pas particulièrement envie d’aller explorer son œuvre davantage. Il faudrait pour cela qu’on me recommande un autre de ses livres extrêmement chaudement. Chose certaine, j’opterais pour la version originale, car dans le cas présent, la traduction de tâcheron n’a certainement pas contribué à en faire un meilleur roman. Cependant, les faiblesses demeurent trop nombreuses et sont loin d’être superficielles. Il serait futile de prétendre que toute la balourdise découle dans son ensemble d’un problème de traduction, ni plus ni moins.

1 personne a trouvé cela utile

  • Au global
    5 out of 5 stars
  • Performance
    5 out of 5 stars
  • Histoire
    5 out of 5 stars

Intéressant

Intéressant à écouter je viens de découvrir une belle série de livre à écouter, une belle découverte. Bien écrit et le narrateur est bon.

  • Au global
    4 out of 5 stars
  • Performance
    3 out of 5 stars
  • Histoire
    4 out of 5 stars

Très bon livre, mais...

J'ai beaucoup aimé l'histoire, l'intrigue m'a tenue jusqu'à la fin. Pour la narration, l'ambiance de l'enquête y était sans aucun doute. Par contre, j'avais de la difficulté à distinguer les personnages. À mon oreille, les voix étaient trop similaires...