Page de couverture de De vive(s) voix

De vive(s) voix

De vive(s) voix

Auteur(s): RFI
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À propos de cet audio

Une émission consacrée à la langue française dans le monde et aux cultures orales. Un rendez-vous quotidien du lundi au jeudi, pour rendre plus vivant notre rapport à la langue, et être la vitrine des initiatives en faveur de la francophonie. Une émission consacrée à la langue écrite qui vit, s’adapte, se développe. Mais aussi une émission où la langue parlée, blablatée, tchatchée, déclamée et murmurée aura toute sa place. En compagnie d’historiens, linguistes, traducteurs, artistes… ce nouveau rendez-vous sur RFI sera aussi celui de l’oralité : ce qui est émis, qui est énoncé de vive voix. Théâtre, slam, poésie sonore, contes, traditions orales… Émission présentée par Pascal Paradou, en collaboration avec Cécile Lavolot. Réalisation : Laura Pinto. Et en podcast sur www.rfi.fr. *** Diffusions du lundi au jeudi : à 13h30 TU vers toutes cibles ; 17h30 vers l'Afrique lusophone ; à 21h30 vers l'Afrique haoussa ; du lundi au jeudi à 22h30 vers Malabo/Bata. Le vendredi à 22h30 vers l'Afrique peul & lusophone & Malabo/Bata. Et le dimanche à 14h30 vers l'Afrique peul & lusophone & Malabo/Bata. (Heure de Paris = TU + 1 en grille d'hiver).

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  • Festival des langues classiques : le sanscrit et le coréen, une histoire d'oralité
    Feb 4 2026

    Chaque année, le festival des langues classiques met à l’honneur le grec, le latin et le chinois. Cette année, les langues asiatiques sont mises à l’honneur.

    Si le grec et le latin se taillent la part du lion, les langues asiatiques s’invitent et parmi elles, le sanscrit et le coréen sont aussi être décryptées.

    Comment les littératures classiques de l’Inde, de la Chine entretiennent-elles un dialogue vivant avec l’oralité ? Des récits fondateurs aux épopées transmises de génération en génération, la voix demeure au cœur de la mémoire et de la transmission. De quelle manière les formes orales façonnent-elles le texte, nourrissent la pensée et tissent un lien entre passé et présent ?

    Il serait réducteur d'affirmer que le sanscrit n'est qu'une langue érudite et sacrée ! Il y a 2000 ans d'histoire littéraire, scientifique. On y trouve des traités d'architecture, d'astronomie mais aussi des belles lettres, du théâtre, des romans ! Cette langue n'a jamais été une langue parlée en tant que telle. Cette langue s'est fait connaitre grâce au Mahabharata, le livre de Véda Vyasa, une grande épopée lyrique qui raconte la guerre des Bharata et qui a donné lieu à de grandes mises en scène de Jean-Claude Carrière ou Peter Brook. Ce texte ainsi que le Ramayana étaient destinés à distraire la cour royale. Ils vont connaître la postérité et avoir un impact majeur et vont influencer des auteurs tels que Salman Rushdie ou Thomas Mann.

    Quant à la langue coréenne, son histoire est très intéressante : son alphabet a été créé au 15e siècle. Environ 2/3 de son lexique provient de la langue chinoise classique : le hanmun. Le chinois classique était aussi une grande langue de lettrés et de traduction. Les concours de fonctionnaires devaient réciter ou psalmodier des textes classiques ou canoniques en langue classiques.

    Invités :

    Yannick BRUNETON, professeurs des universités, Paris Cité, anciennement Paris 7. Spécialiste d’histoire médiévale de la Corée, rattaché à l’école pratique de hautes études. Auteur chez Armand Collin d’un manuel de chinois classique mais il vient aussi de publier, en novembre dernier, aux Belles Lettres, dans la collection « Bibliothèque chinoise », les Poèmes du Dhyana de Hyangjok Sunim. C’est une anthologie de poèmes zen bouddhiques coréens anciens, commentés par un moine coréen contemporain.

    Iris Farkondeh, chargée de cours à l’université sorbonne nouvelles et docteure en études indiennes.

    La huitième édition du Festival des langues classiques aura lieu à Versailles les 7 et 8 février.

    Lucie Bouteloup ne nous fait jamais "faux bond"! Comme chaque mercredi, elle décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l’oreille » avec la complicité de la lexicographe Géraldine Moisnard des éditions Le Robert.

    Programmation musicale :

    L'artiste franco-brésilienne Gildaa avec le titre Utopiste

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    29 min
  • Sam Sauvage : "j'aime me moquer de l'état du monde, mais pas des gens"
    Feb 3 2026

    Le chanteur Sam Sauvage s’est fait connaître pour son titre "les gens qui dansent". Auteur, compositeur, interprète, il vient de sortir son premier album.

    L'artiste Sam Sauvage s'est fait connaître grâce à la vidéo du clip de la chanson très pop "les gens qui dansent" postée sur les réseaux sociaux et devenu viral. Un morceau composé en 2020 et remis au goût du jour avec de nouveaux synthés.

    Son premier album "Mesdames, Messieurs" est composé de douze titres.

    Un conteur social

    Le jeune dandy de 26 ans, sapé en costume cravate et à la voix grave aime se définir comme "un conteur social" qui essaye d'écrire sur ce qu"il observe, ce qui l'entoure. "J'aime me moquer des sujets, de l'état du monde mais pas des gens".

    Ses textes abordent les questions sociales : la guerre en Ukraine, le drame des morts en mer, les SDF du métro, les ruptures amoureuses, les langages de l'amour.

    Invité : l’auteur, compositeur interprète Sam Sauvage.

    Sam Sauvage, de son vrai nom Hugo Brébion est né en 2000 dans le Pas-de-Calais dans une famille passionnée de musique. Il compose ses premiers morceaux au lycée lorsqu'il rejoint le groupe "photomaton".

    Il figure parmi les artistes en lice de la catégorie « révélation masculine » pour les Victoires de la Musique 2026 qui auront lieu le 13 février.

    Programmation musicale :

    Avis de tempête

    Les gens qui dansent

    J'suis pas bô

    Boulogne

    Un cri dans le métro

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    29 min
  • L’auteur Johary Ravaloson nous invite à découvrir 80 mots malagasy
    Feb 2 2026

    De Alefa ! (Allez !) à Zavatra (chose) l’auteur, traducteur et éditeur Johary Ravaloson nous immerge dans les mots de Madagascar en les illustrant de faits historiques et anecdotes personnelles.

    Avec ces 80 termes, Johary Ravaloson nous raconte ce qu'il a envie de dire sur Madagascar. Pour chaque mot, il en profite pour dérouler plusieurs définitions.

    A l'entrée malagasy, on apprend que la langue de Madagascar a incorporé des mots d'autres langues : de l'arabe, du bantou (akoho: la poule) ou de langues européenne (paradisa : paradis). L'auteur ajoute que le mot "malgache", imposé pendant la colonisation, heurte les oreilles de beaucoup de Malagasy. Dans les années 2010, un mouvement sur les réseaux sociaux a voulu rectifier ce nom au profit de "malagasy".

    Quand il a fallut chercher des mots, ce sont évidemment les mots de l'enfance qui sont venus en premier.

    Ce sont aussi les traditions qui sont décrites . Le "kabary", art oratoire malagasy, a été récemment inscrit par l'UNESCO sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

    Johary Ravaloson nous rappelle que le malagasy est une langue agglutinante, un type de langue qui forme principalement des mots en assemblant des morphèmes (parties de mots)Ainsi, les mots et les noms de familles sont pafois composés de plusieurs mots. Dans les noms de famille, les parents ajoutent des noms d'ancêtres, considérés comme des protecteurs ou des intermédiaires entre les morts et les vivants.

    On découvre que le nom de la capitale Antananarivo signifie "la ville des mille", en référence aux mille guerriers chargés de protéger le domaine royal !

    Invité : Johary Ravaloson, auteur, traducteur et éditeur. Il a notamment écrit le roman Amour, patrie et soupe de crabes aux éditions Dodo Vole.

    Le recueil 80 mots de Madagascar est paru aux éditions l’Asiathèque. Il a vécu les vingt premières années de sa vie à Antananarive.

    Vous pourrez retrouver Johary Ravaloson Jeudi 5 février à 18h30 à la Librairie l’Asiathèque - 1 rue Deguerry - Paris 11ème.

    Et la chronique ailleurs nous emmène à Bujumbura au Burundi pour parler de la sixième édition du festival Buja sans Tabou qui aura lieu du 2 au 8 février 2026. Le thème retenu cette année est "déconnexion". Et c'est Claudia MUNYENGABE, auteure et membre de Buja Sans Tabou qui nous en parlera.

    Programmation musicale :

    Les artistes Caesar & Ngiah Tax Olo Fotsy avec le titre "Mampanota"

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    29 min
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