Page de couverture de Playlist Culture G : les podcasts pour apprendre chaque jour

Playlist Culture G : les podcasts pour apprendre chaque jour

Playlist Culture G : les podcasts pour apprendre chaque jour

Auteur(s): Acast France
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Écoutez votre curiosité avec la Playlist podcast parfaite de Culture Générale
Plongez dans un océan de nouvelles connaissances avec notre sélection des meilleurs épisodes de podcasts de culture générale.

Chaque jour, découvrez quelque chose de nouveau et d'enrichissant, que ce soit sur l’histoire, les sciences, les arts ou les mystères de notre monde.

Que vous soyez en quête de la connaissance suprême ou que vous aimiez simplement apprendre de nouvelles anecdotes pour briller en société, cette playlist est faite pour vous. Tous les épisodes sont animés par des podcasteur·ices passionné·es et talentueu·ses qui rendent chaque sujet accessible et captivant.

Suivez donc les chemins de votre curiosité et embarquez pour un voyage quotidien à travers les merveilles du monde et du savoir humain.

Bonne écoute !

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Acast France
Monde Sciences sociales
Épisodes
  • Nota Bene - EN BREF - Le point sur la situation en Iran
    Feb 5 2026

    Ce qui se passe en Iran, comme bien souvent, ça trouve racine dans l'histoire. Aujourd'hui, on va voir ensemble d'où la catastrophe actuelle tire ses origines. Et bien évidemment, on envoie notre soutien au peuple iranien.

    Bonne écoute !


    ➤ Merci à Alireza Ghafouri, chercheur lauréat du programme PAUSE à l'EHESS, actuellement affecté au CESSP (CNRS/EHESS/Université Panthéon-Sorbonne), pour sa relecture.


    🎧 Mixage : Pierre Champion

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    3 min
  • Choses à Savoir - Culture générale - Pourquoi des transports plus rapides ne nous font pas gagner de temps ?
    Feb 5 2026

    La constante de Marchetti est un concept issu de l’urbanisme et de la géographie humaine, proposé par l’ingénieur et chercheur italien Cesare Marchetti dans les années 1990. Elle décrit une observation étonnamment stable à travers les époques et les civilisations :

    ? Les êtres humains consacrent en moyenne environ une heure par jour aux déplacements quotidiens, notamment entre leur domicile et leur lieu de travail.

    Cette durée — environ 60 minutes aller-retour — semble remarquablement constante, que l’on vive dans une ville antique, une métropole moderne ou une mégapole contemporaine.


    D’où vient cette idée ?

    Marchetti a analysé des données historiques et contemporaines portant sur :

    Les villes romaines

    Les cités médiévales

    Les villes industrielles

    Les métropoles modernes

    Il a constaté que, malgré des moyens de transport très différents (marche, cheval, tramway, voiture, métro, train), le temps moyen quotidien de déplacement reste proche d’une heure.

    Ce n’est pas la distance parcourue qui est constante, mais bien le temps accepté.


    Pourquoi cette constance ?

    L’explication principale est biologique et psychologique.

    Les humains semblent avoir une tolérance limitée au temps passé en déplacement. Au-delà d’un certain seuil, les trajets deviennent perçus comme trop fatigants, trop coûteux mentalement et socialement.

    Autrement dit, nous organisons inconsciemment nos choix de vie autour de ce budget-temps :

    Choix du logement

    Choix du travail

    Choix du mode de transport

    Si un trajet dépasse trop souvent ce seuil, les gens cherchent à déménager, changer d’emploi ou modifier leurs habitudes.


    Une conséquence surprenante

    Quand les moyens de transport deviennent plus rapides, on ne réduit pas forcément le temps de trajet…

    ? On augmente la distance parcourue.

    Exemples :

    Avec la marche : on habite près du travail.

    Avec le train ou la voiture : on peut vivre plus loin.

    Avec les transports rapides : les villes s’étalent.

    Résultat : les villes s’agrandissent, mais le temps de trajet moyen reste proche d’une heure.


    Ce que cela révèle sur nos sociétés

    La constante de Marchetti suggère que :

    Le progrès technique ne libère pas automatiquement du temps

    Il transforme surtout l’organisation de l’espace

    L’étalement urbain est en partie une conséquence directe de transports plus rapides

    Elle remet en question l’idée que des transports toujours plus performants réduisent mécaniquement la contrainte des déplacements.


    La constante de Marchetti affirme que l’être humain accepte un budget quotidien de transport d’environ une heure, quelles que soient l’époque et la technologie.

    Une idée simple, mais puissante, qui montre que certaines limites ne sont pas techniques… mais profondément humaines.

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    2 min
  • Choses à Savoir - Culture générale - Comment un perroquet a sauvé une langue de l'oubli ?
    Feb 5 2026

    Au début du XIXᵉ siècle, un homme parcourt l’Amérique du Sud avec une curiosité insatiable. Il s’appelle Alexander von Humboldt. Naturaliste, géographe, botaniste, mais aussi passionné de langues, Humboldt ne se contente pas d’observer les paysages : il écoute les peuples, leurs récits, leurs mots, leurs manières de nommer le monde.


    Lors d’un séjour dans la région de l’Orénoque, il fait une rencontre pour le moins étrange. Un marchand lui propose d’acheter un perroquet. Mais pas n’importe lequel. L’oiseau ne se contente pas d’imiter quelques sons familiers : il répète des mots entiers, dans une langue que presque personne ne comprend plus.


    Humboldt apprend alors l’histoire tragique de ce perroquet. Il appartenait autrefois au peuple Maypure, une tribu amérindienne aujourd’hui disparue. Les Maypure ont été décimés lors de conflits avec une tribu rivale, les Caribs, qui ont pris possession de leurs terres. L’oiseau, capturé après le massacre, a survécu aux humains qui l’avaient élevé.


    Peu à peu, Humboldt réalise l’ampleur de ce qu’il a sous les yeux. Le perroquet ne répète pas des sons isolés : il restitue des mots authentiques de la langue maypure. Autrement dit, cet animal pourrait être le dernier “locuteur” de cette langue.


    Humboldt, conscient de l’urgence, entreprend alors un travail minutieux. Il écoute attentivement les vocalisations de l’oiseau, note les sons, tente d’enregistrer les phonèmes, les intonations, les répétitions. Il ne peut évidemment pas reconstruire toute la langue, ni en comprendre la grammaire complète, mais il parvient à consigner plusieurs dizaines de mots.


    Ces fragments deviennent précieux. Car sans eux, la langue maypure aurait disparu sans laisser la moindre trace.


    Le perroquet de Humboldt n’a pas “sauvé” la langue maypure au sens strict. Mais il en a préservé des éclats, comme des fossiles sonores, permettant aux linguistes modernes d’affirmer qu’elle a existé, et d’en étudier quelques caractéristiques.


    Dans ce cas précis, le dernier témoin d’une culture humaine n’était ni un livre, ni un monument… mais un perroquet.

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    2 min
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